L'enquête lancée par le parquet de Bordeaux a porté sur des menaces de mort et des provocations publiques à la discrimination, en lien avec des échanges de messages haineux constatés dans un groupe WhatsApp d'étudiants.
Ce mercredi 21 janvier, trois étudiants, dont deux hommes et une femme d'une vingtaine d'années, ont été appréhendés par la Division de la criminalité territoriale. Après 36 heures d'interrogatoire, la jeune femme a été relâchée, tandis que les deux hommes seront déférés au parquet ce vendredi 23 janvier.
Deux exclusions de résidence
Les messages problématiques ont été échangés dans la résidence Crous François-Mauriac à Pessac. Alertée par ces faits, la direction de l'Université a rapidement informé le rectorat de l'académie de Nouvelle-Aquitaine, ce qui a conduit à une enquête judiciaire.
Face à la gravité de la situation, le Crous a convoqué les étudiants concernés et a pris la décision d'exclure deux d'entre eux de la résidence, à compter de la rentrée du 5 janvier dernier.
Le Crous avait exprimé fermement sa condamnation envers de tels comportements : « Nous ne tolérerons aucune forme de violence ou de discrimination ». Cette enquête met en lumière NON seulement les défis rencontrés dans les institutions d'enseignement supérieur, mais également la nécessité d'une sensibilisation accrue contre l'antisémitisme, un sujet préoccupant en France ces dernières années.







