À partir du mois de septembre, les aides gouvernementales pour l'installation de pompes à chaleur seront soumises à une nouvelle condition : l'acquisition de modèles d'excellente qualité, exclusivement fabriqués en Europe. Cette décision, relayée par Franceinfo, vise à soutenir l'industrie locale et à renforcer la transition énergétique en France.
Les consommateurs ne pourront donc plus bénéficier de subventions s'ils optent pour des pompes à chaleur importées, notamment de Chine. Le gouvernement met en place une préférence européenne afin de garantir que les produits qui reçoivent des aides soient non seulement performants, mais également conformes aux standards de qualité les plus élevés.
Modèles européens : un soutien de 3.500 euros
Les modèles de pompes à chaleur, qu'ils soient air-eau ou eau-air, devront répondre à des critères stricts. Selon le ministère de l'Industrie, pour être éligibles aux aides, les appareils doivent avoir leur circuit frigorifique assemblé en Europe. En choisissant ces modèles de qualité, les ménages pourront bénéficier d'une aide de l'État d'environ 3.500 euros.
En revanche, les particuliers optant pour des modèles importés, souvent moins performants, ne recevront qu'environ 700 euros d'aide, soit cinq fois moins. Cette aide étant un facteur déterminant dans l'installation de tels équipements, qui coûtent en moyenne 15.000 euros, il est crucial d'informer les consommateurs sur ces changements.
Une liste des modèles agréés sera publiée en juillet pour une application effective dès septembre. Les fabricants intéressés peuvent déjà soumettre leurs demandes d'agrément, un processus ouvert jusqu'à février prochain. Les experts soulignent que cela devrait revitaliser le marché et favoriser l'innovation au sein de l'industrie.
Un soutien aux fabricants français
Le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, insiste sur la nécessité de privilégier les pompes à chaleur françaises. Dans un contexte où les producteurs hexagonaux ressentent une pression accrue face à la concurrence asiatique, cette initiative vise à protéger le savoir-faire local. En effet, les ventes de pompes à chaleur en France ont connu une baisse significative ces deux dernières années, alors que la demande pour ces dispositifs de chauffage écoresponsables est en constante augmentation.
La France a une capacité de production de plus de 300.000 pompes à chaleur par an, et des projets existent pour porter ce chiffre à 200.000 unités supplémentaires si le marché connaît un regain d'intérêt. L'achat du groupe Atlantic, leader français basé à La-Roche-sur-Yon, par le groupe nippo-américain Paloma Rheem souligne également les défis auxquels font face les entreprises locales dans ce segment compétitif, comme l’a rapporté France Bleu.







