Sortie d'un coma ayant duré six semaines après une agression atroce en 2022, Chloé, aujourd'hui amnésique et marquée par des séquelles irréversibles, devient le symbole d'un combat pour la justice. Le procès de son ex-compagnon, Marvin Joli, jugé pour tentative de meurtre, s'ouvre aujourd'hui, et sa mère, Alexandra, se livre à un poignant témoignage sur RTL.
Le 13 décembre 2022, la vie de Chloé bascule. À seulement 23 ans, elle est attaquée dans le hall de son immeuble à Blois par Marvin Joli, qui ne lui laisse aucune chance. Gravement blessée, elle se réveille six semaines plus tard, oubliant tout de cette journée tragique. Sa mère raconte avec émotion : « Aujourd'hui, c'est comme si on allait lui raconter une histoire. J'ai peur de ses réactions et de son état d'esprit, car elle a tout oublié. »
Une agression meurtrière
Les conséquences de cette agression sont catastrophiques pour Chloé, qui a perdu un œil et ne perçoit plus ni le goût ni l'odorat. Selon sa mère, il est inadmissible que son agresseur prétende qu'il ne souhaitait pas la tuer. « Il a voulu la tuer, il l'a fracassée », clame Alexandra. Pour l'avocat de Marvin Joli, la défense comptera plaider la requalification des faits en violences volontaires aggravées.
« En tant que mère, je désire que justice soit rendue non seulement pour Chloé, mais aussi pour toutes les femmes en situation de violence. Cela doit cesser, et il est crucial que les femmes agissent au moindre signe d'agression », déclare Alexandra avec détermination.
Des défaillances alarmantes
Trois semaines avant son agression, Chloé avait pris la sage décision de se réfugier chez sa mère, consciente des dangers. Elle avait même prévu de porter plainte après avoir modifié son numéro de téléphone et avorté. Ironiquement, quelques heures avant le drame, elle s’était rendue au commissariat, où on lui avait conseillé de revenir le lendemain pour étoffer son dossier.
« Les forces de l'ordre n'ont pas pris la menace au sérieux, alors qu'il avait un lourd passé criminel », déplore Alexandra, faisant référence au casier judiciaire chargé de Marvin, condamné à plusieurs reprises pour violences. « J'aurais aimé des excuses, que l'on reconnaisse les manquements de la police », ajoute-t-elle.
En conclusion, alors que le verdict du procès est attendu, l'histoire de Chloé rappelle une réalité troublante : les violences faites aux femmes continuent de hanter notre société. L'appel de sa mère est un cri de ralliement pour une vigilance collective et un combat sans relâche pour la justice.







