Ce lundi, l'association de défense des enfants "L'enfant bleu" a fait parler d'elle en déposant des plaintes devant l'ordre des médecins à l'encontre de trois praticiens. Cette initiative vise à dénoncer leur inaction dans le cadre de l'affaire Joël Le Scouarnec, un chirurgien condamné pour des délits très graves, notamment la détention d'images pédocriminelles.
En 2006, ces médecins avaient convoqué Le Scouarnec suite à sa condamnation, où il avait avoué ses actes. Malgré cela, aucune mesure de contrôle ou de sanction n'a été appliquée, laissant planer des interrogations sur l'impunité dont il a bénéficié. Me Jean-Christophe Boyer, l'avocat de l'association, souligne : "Les membres du conseil de l'ordre ont permis à Monsieur Le Scouarnec de continuer à exercer sans réel suivi." Son souhait n'est pas de voir ces médecins radiés, mais d'obtenir une prise de conscience et une réforme au sein de l'institution.
Cette affaire tragique, qui a révélé des atrocités mettant en lumière plus de 300 victimes, dont une majorité de mineurs, suscite également des réactions dans la sphère politique et judiciaire. Selon une enquête de Franceinfo, certains experts appellent à une réévaluation des responsabilités des praticiens, notamment dans la protection des plus vulnérables.
En mai 2025, Le Scouarnec a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour des crimes commis sur une période de 25 ans. L'absence de réaction adéquate des instances médicales soulève des inquiétudes quant à l'avenir et la sécurité des enfants face à de tels comportements. Le besoin urgent d'une vigilance accrue et d'une révision des protocoles par l'ordre des médecins semble désormais inévitable.







