Environ 300 personnes ont été évacuées le 11 juillet à Sarcelles, au nord de Paris, suite à la découverte d'une "arme de guerre" dans un véhicule volé, proche d'une synagogue. L'information a été confirmée dimanche par Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur.
Les forces de police ont-elles déjoué une menace potentielle d'attentat ? La situation s'est intensifiée samedi soir lorsqu'un véhicule suspect a été signalé à proximité d'un lieu de culte, incitant les autorités à mobiliser rapidement les services de sécurité.
Sur BFMTV, Laurent Nuñez a détaillé que l'enquête a été lancée après que des informations de la DGSI ont mené à la découverte de l'arme dans ledit véhicule, "retrouvé à proximité" de la synagogue, mais pas directement à son adresse.
Un acte terroriste ?
Le ministre a précisé : "Nous ne connaissons pas encore les motifs, et les individus impliqués ne sont pas identifiés", ajoutant que l'arme en question avait été trouvée dans le véhicule. Bien que rien ne permette de qualifier immédiatement cette affaire de terroriste, le ministre a souligné l'importance des investigations à venir.
Un périmètre de sécurité a été instauré autour du véhicule, stationné dans un secteur animé, à proximité d'un cinéma et de restaurants, qui ont été fermés au public en début de soirée. Laurent Nuñez a exprimé sa satisfaction quant à la rapidité des interventions, qualifiant le travail des services de renseignement de "remarquable".
Trois attaques déjouées depuis janvier
La synagogue de Sarcelles se trouve à quelques pas de l'endroit où le véhicule a été découvert. Les déminages ont confirmé qu'il ne contenait aucun explosif, mais qu'il abritait des armes, dont un fusil d'assaut et une arme de poing. Ce véhicule, signalé par les autorités comme "inquiétant", était en réalité un "véhicule volé". D'après des sources policières, trois attaques ont été déjouées depuis le début de l'année.
Progression de l’antisémitisme en France
Cette annonce intervient en parallèle d'une journée nationale présidée par Emmanuel Macron pour reconnaître l'innocence d'Alfred Dreyfus, un officier juif victime de l'antisémitisme au XIXe siècle. Lors de cet événement historique, Macron a exhorté à une vigilance constante contre le "retour de l'odieux antisémite" dans la société française. "Nous devons nous rappeler que la lutte contre l'antisémitisme et le racisme est une obligation permanente", a-t-il déclaré, alors que la France fait face à une montée inquiétante de l'antisémitisme.







