Le 25 octobre 2023, le tribunal de Bourges a rendu une décision marquante concernant la maltraitance animale dans le cirque de Santranges, dans le Cher. Les deux propriétaires du cirque ont été condamnés à 180 jours-amende de 20 euros chacun et, surtout, à la confiscation définitive de leurs cinq félins, retirés en juillet. Ces animaux, qui ont vécu des conditions déplorables, ne reverront jamais leurs anciens propriétaires.
Les experts en bien-être animal insistent sur l'importance d'un habitat adéquat pour les fauves. En effet, les animaux auraient dû bénéficier d'un espace de détente d'au moins 60 m², avec des dispositifs destinés à prévenir l'ennui, notamment un bac d'eau pour la tigresse, qui souffrait déjà d'une infection cutanée sévère. De plus, il a été constaté que les lionnes avaient été dégriffées, ce qui soulève de sérieuses questions éthiques quant à leur traitement.
Les deux frères, déjà sous le coup de cette décision, devront également couvrir les frais de garde, qui s'élèvent déjà à plus de 35 000 euros, rémunérant les associations qui ont pris soin des animaux pendant près de trois ans, et verser 3 000 euros à des associations de défense de la cause animale qui avaient porté plainte. Heureusement pour eux, les huit mois de prison avec sursis demandés par la procureure n'ont pas été appliqués. Cependant, ils ont reçu une interdiction de toute activité impliquant des animaux sauvages pendant cinq ans.
Cette affaire témoigne de l'évolution des lois et des mentalités autour de la protection des animaux en France, avec la prochaine interdiction des animaux sauvages dans les cirques prévue pour le 1er décembre 2028. Comme le souligne ICI Berry, ce jugement pourrait faire jurisprudence et inciter d'autres juridictions à mieux protéger les animaux dans des situations similaires.







