L’incident s'est produit dans la nuit du 6 juin à Gradignan, près de Bordeaux, où un homme de 60 ans, jusqu'alors sans antécédent judiciaire, a violemment attaqué sa femme, en pleine procédure de divorce. Décrit initialement comme une « tentative de meurtre sur conjoint », l’affaire a rapidement été requalifiée en « violences aggravées » en raison des circonstances particulièrement choquantes.
Ce soir-là, vers 3 heures du matin, l’agresseur s’est introduit dans la chambre de son épouse, dormant paisiblement, vêtu de gants noirs, et armé d’un appareil à impulsion électrique. La victime, âgée de 46 ans, a réussi à crier, ce qui a attiré l’attention de ses enfants. Leur intervention courageuse a permis à la mère de s’échapper et de se réfugier chez une voisine, qui a alerté les autorités.
La réaction rapide des enfants a sans doute sauvé la vie de leur mère. En effet, elle a été examinée immédiatement par les services d'urgence, et les médecins ont constaté plusieurs lésions, ainsi qu’une incapacité totale de travail de dix jours. "Elle est terrorisée, tout comme les enfants", a déclaré son avocate, faisant écho à la détresse de la famille.
Un acte impensable
En garde à vue, l'agresseur a d'abord nié l'utilisation de l'appareil, avant de tout admettre lors de son audience au tribunal de Bordeaux le 9 juin, sauf son acte d'étouffement avec un coussin. "Je voulais faire comme dans le film 'Peaky Blinders'", a-t-il avoué de manière incohérente, exprimant des regrets tout en sous-entendant une forme de justification bizarre : "Je voulais lui faire peur et lui parler". Ces propos, rapportés par plusieurs témoins, révèlent une instabilité psychologique profonde suite à des années de maladie.
Les circonstances de l'attaque, décrites par les procureurs comme "d'une extrême gravité", ont conduit à une peine de trois ans de prison, dont dix-huit mois fermes, ainsi qu'un retrait de l'autorité parentale.
Cette affaire met en lumière une réalité tragique des violences intrafamiliales, souvent exacerbées par des situations de divorce. Les impacts psychologiques sur les enfants et le séjour en prison de l'agresseur soulignent l'importance d'une meilleure sensibilisation à ces drames familiaux. La ministre de la Justice a d’ailleurs souligné la nécessité d’améliorer la prise en charge des victimes dans de tels contextes.







