Le 8 juin, une petite foule s'est réunie devant le Palais de Justice de Dunkerque pour rendre un hommage poignant à Lyhanna, une fillette de 11 ans, retrouvée morte dans le Gers. Ce rassemblement, bien plus qu'une simple commémoration, visait également à dénoncer « l'inertie de la justice », alimentée par des inquiétudes légitimes concernant la protection des enfants. Le principal suspect dans cette affaire avait déjà fait l'objet de sept procédures judiciaires, incluant des plaintes pour des crimes graves tels que le viol sur mineurs.
Emue par cette tragédie, une manifestante a déclaré : « Ce drame aurait pu être évité. » L'expression de cette douleur collective se faisait ressentir dans les visages des participants, symbolisant une lutte pour que la voix des victimes soit enfin entendue. En écho à ce sentiment, des voix se sont élevées pour appeler à la réévaluation de la manière dont la justice et la police traitent les affaires impliquant des mineurs, rappelant des événements similaires dans d'autres villes françaises où des rassemblements ont également eu lieu.
Le sociologue Martin Dupont, interrogé à ce sujet, a souligné l'urgence d'un changement dans le système judiciaire : « Quand la justice échoue à protéger les plus vulnérables, cela soulève des questions sur son efficacité. Il est crucial de revoir nos protocoles et garantir une réelle protection des enfants. » Des collectifs de défense des droits des enfants ont également appelé à des réformes pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Les discours prononcés lors du rassemblement faisaient écho à la nécessité d'une vigilance accrue et d'une action immédiate, tant de la part des autorités que de la société civile. Comme cela a été rapporté par le journal ICI Nord, cette mobilisation à Dunkerque n'est qu'une partie d'un mouvement national pour passer à l'action face à des injustices répétées.







