À l'approche de la journée nationale des enfants disparus, le numéro d'urgence 116 000 a révélé que près de 41 000 disparitions d'enfants ont été signalées en 2025. Cela met en lumière une réalité alarmante : en moyenne, 112 signalements quotidiens auprès des forces de l'ordre.
Selon le rapport, le nombre de disparitions a augmenté de 6,4% en un an, avec 40 953 cas déjà recensés. Cela inclut une hausse significative des fugues, dont le total s'établit à 38 706, soit une hausse de 6,2% par rapport à l'année précédente.
Les disparitions dites inquiétantes, qui soulèvent des préoccupations majeures, ont également augmenté de 8,6%, atteignant 1 629 signalements. Toutefois, on note une baisse des cas d'enlèvements parentaux, qui se chiffrent à 618, représentant une diminution de 7,1% comparé aux années précédentes. Selon des experts, cette fluctuation pourrait être partiellement attribuée à la difficulté que rencontrent certaines victimes pour rapporter ces incidents quand l'autre parent est impliqué.
« Il est crucial de noter que près de la moitié de ces disparitions parentales concerne des départs vers l'étranger, mais ces chiffres doivent être relativisés », indique un porte-parole du 116 000. Les enfants touchés par ces disparitions sont souvent très jeunes, avec une majorité de cas impliquant des mineurs de moins de 15 ans.
Risque majeur d'exploitation sexuelle chez les jeunes filles
En outre, le rapport souligne un risque croissant d'exploitation sexuelle, particulièrement parmi les jeunes filles, qui est anticipé ou avéré dans près d'un tiers des cas de disparitions inquiétantes. « Les enfants sont exposés à des risques variés, notamment d'emprise de tiers, de troubles psychiques et d'idées suicidaires », explique une psychologue spécialisée dans les questions de dépendance et d'abus.
Toute disparition doit être signalée immédiatement
Le 116 000 rappelle également l'importance de signaler toute disparition de mineur sans délai. Contrairement à certaines idées reçues, il n'est pas nécessaire d'attendre 24 à 48 heures. « Chaque minute compte et une déclaration rapide aux forces de l'ordre est cruciale pour les recherches », conclut l'organisation, soulignant l'importance de la vigilance collective face à cette problématique.







