À l'approche de l'été, les options de voyage à l'étranger pour les Russes diminuent considérablement. Selon un rapport d'Euronews, seulement 30 destinations sont accessibles sans correspondance à partir de juin, une diminution de 13 par rapport à l'hiver dernier. En effet, les possibilités de liaisons directes sont maintenant trois fois moins nombreuses qu'à l'époque soviétique.
Les compagnies aériennes expliquent cette situation par la hausse des coûts du kérosène, citant également "la saisonnalité et des facteurs géopolitiques". Toutefois, les sanctions imposées par plusieurs pays en réponse à l'invasion de l'Ukraine jouent un rôle prépondérant dans cette réduction.
Les pays restants incluent l'Azerbaïdjan, l'Arménie, la Turquie, l'Égypte, les Émirats Arabes Unis, la Serbie, la Thaïlande, et d'autres. Les voyageurs doivent souvent faire face à des correspondances complexes, provoquant des temps de trajet allongés de 50 % et des billets de plus en plus chers.
Un tourisme intérieur en hausse face à la situation
Avec un choix de destinations restreint, de nombreux Russes se tournent vers le tourisme intérieur. Les médias officiels rapportent une augmentation de 7,5 à 8,5 % des vacances domestiques. Cependant, les récents conflits en Ukraine ont conduit à une diminution des réservations dans certaines régions russes, comme l'ont mentionné plusieurs experts.
Alors que la situation semble morose, il devient impératif de comprendre les implications que ces restrictions auront sur l'avenir du voyage pour les citoyens russes. À l'heure actuelle, ces limitations soulignent non seulement l'impact des sanctions, mais aussi une redéfinition du paysage touristique russe.







