Un jeune étudiant français, Didier Gaspard Owen Maximilien, âgé de 18 ans, est au cœur d'une polémique après avoir été poursuivi à Singapour pour avoir léché une paille d'un distributeur et l'y avoir remise. Ce mercredi, la justice lui a accordé la permission de quitter temporairement le pays.
Ce jeune homme, qui est actuellement étudiant à l’Essec, a fait l'objet de poursuites pour atteinte à l'ordre public et dégradation de biens. Suite à une audience en tribunal, son avocat a réussi à obtenir l’autorisation pour son client de se rendre à Manille, aux Philippines, du 2 au 25 mai, pour un stage essentiel à la validation de son diplôme. Le procureur n’a pas opposé de résistance à cette demande, mais le juge a ordonné que le jeune homme demeure disponible durant son voyage à l'étranger.
La vidéo, publiée sur ses réseaux sociaux, montre l’étudiant léchant la paille avant de la remettre dans le distributeur. Cet acte, survenu le 12 mars, a soulevé un tollé public. Selon des déclarations relayées par le quotidien *The Straits Times*, la vidéo a rapidement capturé l'attention des internautes, suscitant choc et indignation.
La justice singapourienne évoque « un désagrément au public »
Inculpé la semaine dernière, Didier Gaspard a bénéficié d'une libération sous caution. La justice a déterminé qu’il avait conscience que son acte pourrait causer « un désagrément au public ». En effet, ce geste inapproprié a conduit la société iJooz, responsable du distributeur automatique, à remplacer les 500 pailles de l’appareil.
Outre les accusations d'atteinte à l'ordre public, le jeune homme fait face à une seconde poursuite pour dégradation de biens, qui pourrait lui valoir jusqu'à deux ans d'emprisonnement. Sa prochaine comparution est désormais fixée au 29 mai, décalée par rapport à la date initialement prévue.
Des experts en droit pénal suggèrent que cette affaire pourrait devenir un point de référence dans les discussions sur la responsabilité des jeunes sur les réseaux sociaux. Selon un avocat, « cet incident met en exergue les risques potentiels liés à l'utilisation irresponsable des plateformes numériques ». Cette situation soulève également des questions sur la réaction parfois sévère de la justice singapourienne face à des actes perçus comme nuisibles à l'ordre public.







