Dans le cadre de la Loi SURE (Sanction Utile, Rapide et Effective), Alain Lhote, avocat pénaliste à Marseille, met en garde contre les dangers de cette réforme. Il déclare que cette initiative remet en question les principes fondamentaux du procès pénal. Selon lui, le projet ne fait qu'essayer de compenser l'absence de moyens humains et matériels fondamentaux pour le bon fonctionnement de la justice.
Le garde des Sceaux a récemment suggéré d’introduire la procédure de plaider coupable dans les affaires criminelles, déjà présente pour les délits. Cette mesure permettrait à un accusé d’admettre sa culpabilité en retour d’une peine atténuée. Bien que l'intention puisse sembler louable, la réaction de la profession juridique est loin d'être positive. La Conférence des bâtonniers s'est fermement opposée, arguant que ce type de procédure pourrait conduire à des jugements hâtifs. De plus, la plupart des barreaux de France, comme ceux d’Aix, ont annoncé des grèves en réponse à cette annonce.
Dans un pays où le temps de traitement des affaires judiciaires peut s'étendre sur des années, Lhote et d'autres avocats affirment qu’améliorer l'efficacité ne devrait pas se faire au détriment des droits fondamentaux. Alors que la France subit une crise de la justice, des voix s’élèvent pour rappeler que la qualité et l’équité du procès ne doivent jamais être compromises. Comme le souligne France Info, "le système judiciaire doit avant tout garantir les droits des justiciables, et non justifier des réformes précipitées".







