En cette journée décisive, Marie Dupuis, la mère d'Evaëlle, se montre particulièrement anxieuse alors que la cour d'appel de Versailles doit évaluer la responsabilité de l'enseignante. Selon elle, la décision précédente, qui avait abouti à la relaxe de l'accusée, relevait d'une "faute professionnelle". "La justice doit nous apporter des réponses", explique-t-elle, toujours à la recherche d'un semblant de justice pour sa fille.
L'enseignante, aujourd'hui âgée de 63 ans, a fait face à des accusations de harcèlement moral durant son cours. En première instance, elle a été acquittée, mais l'affaire a été réexaminée en appel, suscitant l'espoir et la crainte des parents d'Evaëlle.
Un témoignage poignant sur les souffrances de l'adolescente
Marie Dupuis a partagé son ressenti lors d'une interview sur RTL, où elle a exprimé ses appréhensions: "On était peut-être un peu trop confiants en première instance", a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité de réévaluer les circonstances entourant le déroulé des événements précédant le suicide de sa fille.
"La relaxe de l'enseignante était un coup de théâtre", souligne Marie.
Lors du premier procès en 2025, bien que la justice ait jugé les preuves contre l'enseignante comme "discordantes et peu précises", la souffrance d'Evaëlle n'a pas été mesurée. Pour Marie, cela représente une profonde injustice.
Des révélations inquiétantes sur le harcèlement subi
Marie Dupuis a également évoqué un "changement de version" de l'enseignante, qui, selon elle, a modifié son discours face aux accusations. "Elle a d'abord minimisé ses comportements, les qualifiant de plaisanteries, avant de modifier sa défense à l'oral en appel", explique-t-elle.
Les atrocités subies par Evaëlle sont le résultat d'un système qui, selon Marie, n'a pas su protéger sa fille. "Des remarques de l'enseignante se sont transformées, devenant du harcèlement physique. Mesure-t-on la gravité de ces actes ?" s'interroge-t-elle.
Dans son intervention, l'avocate générale n'a pas mâché ses mots, qualifiant l'attitude de l'enseignante de "déraisonnable", répétant qu'elle avait nui à l'état mental d'Evaëlle. Au sein de l'école, les comportements qualifiés d'inappropriés par la mère ont été confirmés par d'autres élèves, renforçant la nécessité d'une justice adéquate.
Maintenant, alors que la cour d'appel se prépare à rendre son verdict, la mère d'Evaëlle attend avec impatience et anxiété la conclusion de cette affaire qui reste, pour elle, un symbole de justice en devenir.







