La mémoire des victimes des attentats du 13-Novembre est mise à mal. Cette semaine, le jardin mémorial à Paris a été la cible de dégradations à deux reprises, comme l'a confirmé le parquet, apportant une note tragique à un lieu de recueillement. Les tags découverts témoignent d'une violence symbolique inquiétante, signalée pour la première fois par le quotidien Le Parisien.
Le dimanche 12 avril, en début d’après-midi, les autorités ont été alertées par la mairie de Paris sur la découverte de tags sur trois stèles du jardin. Les inscriptions, réalisées à l’encre noire, arboraient des messages tels que "ACAB" (All Cops Are Bastards) et des propos insultants concernant les forces de l'ordre, ce qui a provoqué une vive réaction. "Des actes aussi odieux dans un espace sacré de mémoire n'ont pas leur place", a commenté le préfet de police Patrice Faure sur X.
Dénonciation des actes profanateurs
Arthur Dénouveaux, président de l’association Life for Paris, a exprimé son indignation sur le réseau social, faisant état de "manipulations évidentes" qui ne font que renforcer la douleur des proches des victimes. "Les vandales sont des alliés objectifs des terroristes", a-t-il déclaré. L'artiste et auteur de mémoire Pierre Bourdieu a affirmé que ces actes sont une "insulte à la mémoire collective de notre nation".
Les conséquences de ces actes ne sont pas à prendre à la légère. La sûreté territoriale de Paris a été chargée de l'enquête pour retrouver rapidement les responsables de ces dégradations, considérées comme inadmissibles par le gouvernement. "Notre mobilisation est totale pour identifier ces délinquants", a réaffirmé le préfet Faure.
Historique du jardin mémorial
Ce jardin, inauguré par Emmanuel Macron, est un lieu de recueillement dédié aux 132 victimes des attentats de 2015, conçu par le paysagiste Gilles Clément. Il se compose de blocs de granit graphiquement disposés pour évoquer les lieux des attaques, avec les noms des victimes gravés en leur honneur.
Malheureusement, ces dégradations ne sont pas un incident isolé. Mercredi, d'autres dégradations avaient déjà été signalées, incluant des lanternes renversées et des détritus éparpillés, comme l’a rapporté Le Parisien. Les habitants du quartier et les associations locales commencent à exprimer leur inquiétude face à cette tendance de vandalisme, qui sape les valeurs d'unité et de mémoire que ce jardin est censé représenter.
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