Ce jeudi matin, quatre migrants ont tragiquement trouvé la mort lors d'une tentative de traversée clandestine de la Manche, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais. Les victimes, des adultes dont les nationalités restent à déterminer, ont été emportées par des courants dangereux alors qu’elles essayaient d'embarquer à bord d'un « taxi-boat ». Le préfet a souligné que le bilan reste « provisoire ».
En plus des victimes, une personne a dû être prise en charge pour hypothermie, tandis que 37 autres migrants ont été secourus sur une plage. Le bateau, quant à lui, a poursuivi sa route avec environ une trentaine de personnes à bord. Selon la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier, « les gendarmes n'ont pas intervenu pour empêcher le départ » du bateau, ce qui pose des questions sur les procédures de sécurité en place.
Le préfet a tenu à pointer du doigt la responsabilité des passeurs dans cette tragédie. « C'est au cœur de notre action de démanteler les réseaux de passeurs », a-t-il affirmé, évoquant une situation alarmante qui s'est intensifiée ces dernières semaines. Christian Fourcroy, le maire d’Équihen-Plage, a précisé que cet accident s'est produit aux alentours de 7 heures.
La technique risquée des taxi-boats
Les « taxi-boats » représentent une méthode particulièrement dangereuse utilisée par les passeurs pour éviter les contrôles des forces de sécurité. Ce modèle d'embarcation est souvent improvisé et a déjà conduit à des drames similaires. Rappelons que deux migrants avaient perdu la vie dans une situation analogue près de Gravelines le 1er avril, marquant les premiers décès connus en mer dans cette zone depuis le début de l'année.
Le contexte est en effet préoccupant, comme l'indique La Voix du Nord, avec une centaine de migrants secourus lors d'une seule journée mercredi. Ce chiffre souligne l'urgence de la situation et la nécessité d'une action concertée pour prévenir de tels drames à l'avenir.







