L'empoisonnement des chiens inquiète un village de la Meuse

À Dommary-Baroncourt, des chiens ont été victimes d'un empoisonnement inquiétant.
L'empoisonnement des chiens inquiète un village de la Meuse
En un an, deux chiens sont morts et trois autres font toujours l’objet de traitements médicamenteux./Illustration/LP/Arnaud Journois

Cinq animaux ont récemment été victimes d'une ingestion mortelle de mort-aux-rats à Dommary-Baroncourt, un petit village paisible du nord de la Meuse. La communauté est en émoi et la gendarmerie a ouvert une enquête pour élucider cette affaire troublante.

Jean-Claude Domenicone, entrepreneur du village, raconte l'histoire tragique de sa chienne : « Elle était habituellement pleine de vie, puis elle a commencé à peiner et être essoufflée. Le vétérinaire a rapidement diagnostiqué un empoisonnement. » Cet incident s'est produit autour du 20 mars et fait partie d'une série de cas similaires ayant touché, en tout, cinq chiens dans la communauté ; deux d'entre eux ont perdu la vie, tandis que les trois autres continuent de recevoir des soins.

Un danger pour les enfants

Face à cette menace, les familles concernées ont décidé de porter plainte auprès des gendarmes. Christophe Caput, le maire récemment réélu, souligne : « Cela ne pouvait rester sans suite, car la situation est très inquiétante. Ces boulettes empoisonnées, probablement jetées dans les jardins, représentent également un risque pour nos enfants. »

Jean-Claude Domenicone ajoute que la gendarmerie est pleinement consciente du grave problème : « Bien que nous n'ayons pas de preuve formelle, il y a eu des cas d'empoisonnement de chats dans des communes voisines, ce qui accroît le sentiment d'insécurité parmi les habitants. » L'émotion est palpable à Dommary-Baroncourt, où de nombreux propriétaires de chiens se livrent à des discussions animées sur la sécurité de leurs animaux.

Les répercussions de ce drame touchent particulièrement les familles des chiens décédés. « Ils sont presque en état de dépression, et je peux comprendre leur douleur. Personnellement, j'ai un cairn terrier, et je serais dévasté si quelque chose arrivait à mon animal », confie le maire. Cette inquiétude a conduit à l'installation de caméras de surveillance dans les espaces publics de Dommary-Baroncourt. Un arrêté municipal a également été pris pour alerter la population, comme le rapporte le quotidien "L’Est Républicain".

« Lorsque l'auteur de ces actes sera identifié, je n'hésiterai pas à porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui », conclut Christophe Caput, soulignant l'importance de la sécurité des animaux et des citoyens dans sa commune.

Lire aussi

Lutte accrus contre les traversées en Manche : une hausse significative des effectifs policiers
La France et le Royaume-Uni s'engagent à augmenter les effectifs policiers pour lutter contre l'immigration clandestine en Manche. Découvrez les détails de cet accord.
00h18
Nice : des policiers en garde à vue pour violences et vol dans un incident choquant
À Nice, deux policiers sont en garde à vue pour violences aggravées et vol suite à une confrontation avec une victime. Les détails d'un incident perturbant qui soulève des questions sur l'autorité policière.
22 avril
Violences à Nice : deux CRS placés en garde à vue pour agression et vol
À Nice, deux membres des CRS sont en garde à vue après des accusations de violences et de vol aggravé. Les faits se sont déroulés dans le quartier de l'Ariane, dus à une récente agression filmée par un voisin.
22 avril
Les gendarmes de Charente tirent la sonnette d'alarme face aux vols de carburant
Dans un contexte de hausse des prix, la gendarmerie de Charente avertit sur l'augmentation des vols de carburant visant les camions et engins de chantier. Des conseils de prévention sont proposés aux professionnels.
22 avril
Violente rixe au centre de détention de Perpignan : un détenu gravement blessé
Une rixe éclate à la prison de Perpignan, entraînant des blessures graves. Le syndicat UFAP-UNSA appelle à des mesures urgentes.
22 avril
Grève à la maison d'arrêt de Blois : l'Ufap-Unsa tire la sonnette d'alarme
Le syndicat Ufap-Unsa appelle à une grève à Blois pour dénoncer la surpopulation carcérale et le manque d'agents.
22 avril