Les coûts de l'essence et du gazole continuent de grimper, mettant à mal de nombreux Français dont les professions dépendent de leur véhicule. Alors que le gouvernement a récemment annoncé un plan d’aides de 70 millions d’euros pour soutenir certains secteurs comme la pêche et l'agriculture, d'autres groupes, dont ceux travaillant en aide à domicile, se sentent délaissés.
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a fait écho à cette préoccupation sur RTL, appelant à une réévaluation des indemnités kilométriques, notamment pour les travailleurs à bas revenus. Actuellement, les aides à domicile perçoivent une indemnité de 0,38 euros par kilomètre, figée depuis 2022.
Une hausse qui alimente l'inflation
Mais cette demande de revalorisation soulève des critiques. Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d’automobilistes, a qualifié cette proposition de "stupide". Il avertit que toute augmentation des barèmes d'indemnisation risques de nourrir l'inflation déjà croissante, qui a atteint 1,7 % en mars. Dans ses mots : "Augmenter les barèmes d'indemnisation des automobilistes n'est pas la solution, mais une manière d'aggraver la situation".
Chasseray soutient qu'il serait plus judicieux pour le gouvernement de réduire les taxes sur les carburants. En France, près de 60% du prix à la pompe est constitué de taxes. "Trop d'impôts étranglent la consommation, ce qui diminue finalement les recettes fiscales", a-t-il ajouté, se référant à la célèbre courbe de Laffer.
Il appelle donc à un débat approfondi sur les politiques fiscales liées aux carburants : "Augmenter les indemnités kilométriques provoquerait une hausse des prix pour les entreprises, et par conséquent, cela se retournera contre le consommateur, avec un impact sur l'inflation".







