La Bourse de Paris a connu une légère baisse en fin de journée mercredi, enregistrant un repli de 0,06 %, impactée par une nouvelle flambée des prix du pétrole et l'attente de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) prévue jeudi.
Après deux jours de hausse, le marché parisien a été rattrapé par des nouvelles inquiétantes en provenance du Moyen-Orient. L'indice phare, le CAC 40, a perdu 4,61 points, atteignant ainsi 7.969,88 points, en dessous de la barre des 8.000 points.
Une récente frappe contre des infrastructures iraniennes sur un champ gazier partagé avec le Qatar a conduit à une hausse significative du baril de Brent, qui a grimpé de 3,63 % pour atteindre 107,17 dollars à 18H00 GMT. Cette situation a exacerbé les craintes quant à une inflation croissante, selon les experts.
De plus, l'indice américain des prix à la production a surpris les investisseurs, affichant une augmentation de 0,7 % pour le mois de février, supérieure aux prévisions.
Dans un contexte de turbulences sur le marché des obligations, les taux d'intérêt sur les titres souverains ont également augmenté. Le taux à dix ans des obligations françaises a grimpé à 3,60 %, contre 3,55 % la veille, tandis que l'équivalent allemand a atteint 2,94 %, en hausse par rapport à 2,90 % le jour précédent.
Cette flambée des taux s'explique par les inquiétudes d'un retour en force de l'inflation en Europe, en raison de la hausse des prix du pétrole.
Les investisseurs portent maintenant leur attention sur plusieurs réunions bancaires centrales, s'interrogeant sur la priorité que ces institutions donneront soit à la lutte contre l'inflation, soit à la stimulation de la croissance.
Fawad Razaqzada, analyste sur le site de trading FOREX.com, a indiqué que "la Banque centrale européenne reste focalisée sur l'inflation, toutefois, les perspectives de croissance deviennent de plus en plus incontournables".
De son côté, la Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux d'intérêt inchangés, soulignant l'effet incertain de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie américaine, laissant ainsi ses taux directeurs dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % depuis décembre dernier.
Parallèlement, la Banque du Canada a également décidé de garder son taux directeur à 2,25 % pour la troisième fois consécutive, tout en restant vigilante face aux risques d'inflation.
En ce qui concerne les valeurs du CAC 40, TotalEnergies a tiré profit de la hausse du pétrole, ajoutant 1,26 % à son cours, atteignant ainsi 75,42 euros. Le groupe pétrolier a enregistré une augmentation de 35,67 % depuis le début de l'année.
La Société Générale a affiché la plus forte hausse du jour avec +2,93 %, suivie par le groupe Accor (+2,09 %).
Par ailleurs, Bolloré SE a connu un bond de 11 %, après l'annonce d'un dividende exceptionnel de 1,50 euro par action au titre de l'exercice 2025.
Enfin, l'entreprise Parrot a vu son action s'envoler de 31,31 % suite à l'annonce d'une commande de microdrones par l'OTAN, dont une partie sera destinée à la Finlande.







