Des représentants des Hauts-de-France ont sollicité Emmanuel Macron par écrit pour intervenir afin d'empêcher des suppressions d'emplois et des licenciements secs chez Arc, une entreprise en difficulté. La seule offre de reprise actuellement sur la table prévoit la suppression de 800 postes, comme l’a rapporté l'AFP dans une lettre consultée lundi.
Les élus, parmi lesquels Xavier Bertrand, président de la région, et Jean-Claude Leroy, président du département du Pas-de-Calais, ont exprimé leurs inquiétudes. Ils notent que bien que cette offre puisse sembler être une solution pour maintenir l'activité, les conséquences seraient dévastatrices pour les salariés et l'ensemble du bassin d'emploi déjà fragile. "Les impacts sur la communauté locale pourraient être profonds et durables," précisent-ils dans leur correspondance.
Dans ce contexte, ils plaident pour des mesures d’accompagnement permettant d’éviter des licenciements secs. Selon ces élus, ces dispositifs devraient inclure des préretraites et des départs volontaires. Toutefois, ils regrettent que le ministère du Travail n'ait pas répondu favorablement à ces propositions.
Les élus demandent donc avec insistance des solutions concrètes et opérationnelles pour atténuer l’impact d’une restructuration inévitable. La situation du groupe Arc, célèbre pour ses arts de la table et fort de 3 500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), est préoccupante depuis qu'il a été placé en redressement judiciaire au début de l'année.
Placé en redressement judiciaire depuis janvier
L’unique offre de reprise vient de Timothée Durand, héritier d'une dynastie dédiée au verrier, associée à Matthieu Leclercq, ancien dirigeant de Decathlon. Ce plan prévoit 800 suppressions de postes, dont 400 départs en préretraite, 100 volontaires, et au moins 300 licenciements. Les syndicats dénoncent les effets sociaux de ce projet et l'absence d'alternatives, particulièrement après le retrait de l'offre de Patrick Puy qui promettait aucun licenciement.
Arc, qui emploie 5 700 personnes dans le monde, a une histoire de refinancements soutenus par l'État. Pourtant, malgré ces soutiens, la situation reste tendue, et Emmanuel Macron avait visité les locaux d'Arques à deux reprises comme ministre de l'Économie, montrant l'importance stratégique de cette entreprise pour la région.







