Une Américaine de 36 ans, résidant à Austin, a décidé de débourser 25 000 dollars (environ 21 218 euros) pour cloner son chat décédé, une initiative qui fait écho à celle de célébrités telles que Tom Brady ou Barbra Streisand.
Elle clone sa chatte décédée
Kelly Anderson, spécialisée dans la gestion des réseaux sociaux, a entrepris cette démarche suite à la perte tragique de sa chatte Chai, une ragdoll qui a succombé à des complications d'anesthésie. Son parcours a commencé en 2017, lorsqu'elle a contacté ViaGen Pets, une entreprise spécialisée dans le clonage animal, comme le rapporte People.
La société l'a mise en garde sur le fait qu'elle n'obtiendrait pas une "copie exacte". Cependant, pour Kelly, l'objectif n’était pas de "ramener son chat d'entre les morts", mais de conserver une part d’elle. Le processus a pris quatre années, en raison de la dégradation de l'échantillon cellulaire. En octobre 2021, elle a finalement rencontré Belle, le clone de Chai. "C'était irréel. Je ne pensais pas à Chai à ce moment-là, mais à ce petit chaton que j'attendais depuis si longtemps", confie-t-elle.
Bien que physiquement très ressemblants, Kelly affirme que Belle et Chai partagent également certains comportements. Aujourd'hui, Belle l'accompagne partout et le duo partage quotidiennement ses aventures sur les réseaux sociaux : "L'une des meilleures décisions que j'aie jamais prises", témoigne-t-elle.
Le clonage n’est pas une résurrection
En France, le clonage d'animaux est interdit, mais il est pratiqué aux États-Unis et en Asie, avec des coûts variant entre 35 000 et 50 000 euros. Le processus consiste à prélever des cellules sur l'animal original pour créer un individu génétiquement identique. Cependant, comme l'explique Kelly, un clone ne peut être considéré comme une résurrection ; bien qu'il partage le même ADN, il n'a ni les souvenirs ni la personnalité de l'animal décédé. Elle met en garde ceux qui envisagent cette démarche : "Ne vous attendez pas à récupérer votre animal disparu." Le clone est un jumeau génétique, pas une réincarnation.
Le clonage soulève également des préoccupations éthiques, notamment à cause du recours à des mères porteuses et du nombre d'embryons nécessaires au processus.







