Ce chiffre de 508,8 millions d'euros représente les fraudes détectées par la Cnaf. La modernisation de ses outils et une politique de contrôle plus ciblée ont permis cette détection accrue, souligne l'organisme dans son rapport annuel.
Chaque année, la Cnaf verse près de 100 milliards d'euros d’aides à plus de 13,5 millions de bénéficiaires. En 2025, elle a réalisé un impressionnant total de 29,2 millions de contrôles, dont 27,7 millions automatiquement grâce à des vérifications des informations fournies par les allocataires en partenariat avec des organismes tels que France Travail et l’administration fiscale. Seules 83 000 vérifications ont été réalisées par les 700 contrôleurs de l’organisme, qui effectuent des visites à domicile ou des entretiens directs.
1,27 milliard d'euros versés à tort en 2025
Parmi les résultats des contrôles, on note que 1,68 milliard d'euros ont été régularisés, incluant 1,27 milliard d'euros qui avaient été versés à tort. Cette erreur peut être due à des fausses déclarations, que ce soit intentionnelles ou non. Le reste, soit 408,9 millions d'euros, a été les montants retournés aux allocataires.
"En sécurisant à la source les données, la modernisation des déclarations réduit le risque et permet le déploiement d'une politique de contrôle plus ciblée et donc efficace", a précisé Nicolas Grivel, directeur général de la Cnaf.
La Cnaf indique également que les fraudes sont sévèrement punies, pouvant aller jusqu'à des dépôts de plaintes pour les cas les plus graves.
Au cœur des réformes, la Cnaf a intégré des déclarations de ressources préremplies pour les bénéficiaires du RSA et de la prime d’activité, facilitant ainsi la vérification des données. Parallèlement, un algorithme a été mis en place pour aider à identifier efficacement les personnes à contrôler, bien que cette décision ait suscité des critiques de la part des associations de lutte contre la pauvreté, qui craignent des effets pervers sur les plus vulnérables.
Ce contexte s'inscrit dans une volonté plus large de l'État de recentrer son action et de réaliser des économies. Le gouvernement aspire à économiser jusqu'à 1,5 milliard d'euros par an grâce à des réformes de lutte contre la fraude sociale et fiscale, conformément à des projets de lois récemment adoptés par l'Assemblée nationale.







