En 2025, le tribunal de commerce de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a connu une hausse marquante des procédures collectives, enregistrant 329 cas, soit une augmentation de 37 % par rapport à l'année précédente. Cette flambée rappelle les périodes difficiles de 2013, lorsque le gouvernement Hollande a imposé un plan de rigueur accompagné d'une augmentation fiscale de 24 milliards d'euros.
Au sein de ces procédures, les liquidations d'entreprises dominent largement, avec près de 67 % des cas, soit 219 entreprises concernées. En comparaison, 103 sociétés ont demandé leur placement en redressement judiciaire. Ces chiffres soulignent un tournant essentiel : de nombreux entrepreneurs semblent désormais plus enclins à solliciter l'aide des tribunaux, une démarche qui peut être salvatrice si elle est entreprise à temps.
Les experts de l'économie locale, comme Emmanuel Roux, économiste à l’Institut de l'Entreprise, notent que cette tendance pourrait être amplifiée par des facteurs externes tels que la montée des coûts de production et une inflation galopante. « Les chefs d'entreprise prennent conscience des enjeux et n'hésitent pas à se tourner vers les procédures collectives pour tenter de redresser leur situation », explique-t-il.
À l'échelle nationale, cette situation n'est pas unique. Selon une analyse publiée par le Monde, le nombre de défaillances d'entreprises a également augmenté dans d'autres régions de France, ce qui pose la question de la durabilité économique à long terme.
Les entrepreneurs doivent donc naviguer dans un climat d'incertitudes croissantes, et les réponses institutionnelles seront cruciales pour soutenir le tissu économique en souffrance. La vigilance et la proactivité seront de mise pour traverser cette période délicate.







