Les attentes sont élevées parmi les parties civiles. Quatre individus, dont trois fondateurs et un ancien dirigeant de Finaxiome, société spécialisée dans la vente de biens immobiliers défiscalisés, se présentent devant le tribunal correctionnel d'Amiens. Accusés d'avoir fraudé plusieurs centaines de particuliers à travers la France, leur procès s'ouvre ce lundi et pourrait s'étendre jusqu'à la semaine prochaine.
La société, active de 2003 à 2012, a construit plus de 80 résidences à l'échelle nationale, séduisant des milliers d'investisseurs en mettant en avant des avantages fiscaux. Me Anne-Valérie Benoit, avocate de près d'une centaine de victimes, souligne que les investissements étaient présentés comme sécurisés. Cependant, dès 2006, Finaxiome a commencé à rencontrer des difficultés financières, entraînant des retards incessants dans la livraison des projets tout en maintenant un train de vie extravagant avec des séminaires dans des destinations exotiques, accompagnés par des célébrités comme Nelson Monfort et Franck Dubosc.
Selon les plaignants, la société aurait utilisé les fonds des nouveaux investisseurs pour masquer ses dettes au lieu de les affecter aux chantiers, une pratique financière qualifiée de "cavalerie". Me Anna Lancien, représentant environ 150 autres victimes, compare cette affaire à celle d'Apollonia, qui a également escroqué plusieurs centaines de personnes pour des sommes colossales. "Cette affaire est un petit Apollonia", affirme-t-elle.
De plus, de nombreuses propriétés n’ont été livrées qu'après la liquidation de Finaxiome, et plusieurs plaignants soutiennent que la valeur des biens a été largement gonflée.







