Le chef d'entreprise de LVMH, Bernard Arnault, a récemment été assujetti à un redressement fiscal s'élevant à près de 22,5 millions d'euros, selon un jugement de la Cour administrative de Paris, rapporte L’Informé.
Le détail des sommes comprend 12,96 millions d'euros en cotisations supplémentaires pour l'impôt sur le revenu et les cotisations sociales pour l'année 2010, ainsi que 9,5 millions d'euros concernant l'impôt de solidarité sur la fortune, applicable entre 2012 et 2015. Cette décision est issue d'un arrêt rendu le 2 juillet.
Une structure belge en question
En décembre 2020, le tribunal administratif de Paris avait statué en faveur d'une demande du couple Arnault visant à annuler ces cotisations supplémentaires, ainsi qu'à obtenir le remboursement de l'impôt sur la fortune. Cependant, en novembre dernier, le ministre de l'Économie et des Finances a demandé à la Cour administrative d'appel d'invalider ce jugement.
En approfondissant cette affaire, LVMH a été pointé du doigt pour son actionnariat complexe. Selon L’Informé, la famille Arnault ne détient pas directement des parts dans le groupe de luxe, mais passe par une série de sociétés de holding. En tête de ce schéma se trouve une société belge, Pilinvest, qui permettrait à ce titan de l'économie française de réduire sa charge fiscale.
À ce jour, le groupe LVMH n'a pas encore fourni de réponse à cette décision judiciaire. Bernard Arnault et son épouse disposent également de la possibilité de faire appel devant le Conseil d'État.







