La canicule met l'agriculture nationale à l'épreuve. Les derniers rapports du ministère de l'Agriculture alertent sur des pertes possibles allant jusqu'à 30% pour le maïs. De plus, la situation pourrait être encore plus critique pour les jeunes carottes dans les Hauts-de-France, où les pertes pourraient atteindre 50%. Le houblon, essentiel à la production de bière, pourrait également enregistrer des baisses de 60%, signalant une crise potentiellement historique pour plusieurs filières agricoles.
Les effets de la chaleur sont également notables dans la production d'arboriculture, avec des pertes estimées pouvant atteindre 20% dans certaines régions. Dans le grand ouest, environ 6.500 tonnes de volailles sont déjà déclarées mortes. Un rapport de France 3 indique que les élevages de volailles, qui sont particulièrement vulnérables à la chaleur, souffrent de cette situation, même si les éleveurs ont pris certaines mesures pour atténuer les effets néfastes.
Mardi, l’AGPM a indiqué que la production de maïs pour 2026 pourrait se crisper autour de 9,5 millions de tonnes, ce qui serait le chiffre le plus bas enregistré depuis 26 ans. Cette tendance défavorable est renforcée par des conditions climatiques difficilement prévisibles et les attaques de ravageurs.
"Cette situation pourrait s'aggraver en fonction de l'évolution des températures"
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a promis des aides aux agriculteurs touchés, incluant des prêts garantis pour l'acquisition de systèmes de ventilation. Elle a également souligné la nécessité d'une gestion rapide des indemnisations pour aider les producteurs à faire face aux pertes engendrées par cette canicule. Le suivi rapide des indemnisations est crucial, surtout pour ceux dont les animaux et les cultures ont déjà été affectés. Des experts s'inquiètent également des suite de cette canicule sur la sécurité alimentaire, compte tenu de l'importance de ces cultures pour l'économie française.







