Le groupe agroalimentaire Roquette, dont le siège est situé à La Madeleine, a fait savoir ce mercredi que son organisation en France va subir des changements significatifs. Ce projet, qui suscite déjà l'inquiétude parmi les employés, prévoit la suppression de 310 postes dans le pays, malgré la création de 89 nouveaux emplois.
Cette initiative s'inscrit dans une stratégie de transformation plus large que Roquette a lancée en janvier, destinée à mieux naviguer dans un contexte économique difficile marqué par une baisse de la demande et une concurrence accrue. Dans un communiqué, l'entreprise, qui emploie actuellement environ 3 500 personnes en France, dont 2 800 sur son site de Lestrem dans le Pas-de-Calais, a souligné l'importance de cette démarche pour assurer sa compétitivité à l’horizon 2028, avec un objectif d'économies d'environ 250 millions d'euros.
Pourtant, l'incertitude demeure sur les postes qui seront touchés par cette réorganisation. A ce stade, les responsables de Roquette n'ont pas précisé quels départements ou sites seraient concernés.
La réaction n’a pas tardé à se faire entendre. Le syndicat CFDT du site de Lestrem a exprimé ses préoccupations face à cette annonce : "Nos emplois ne sont pas une variable d'ajustement". Le syndicat a prévu d'organiser une assemblée générale le 23 juin, accompagnée d'un appel à la grève sur le même site, pour discuter des conséquences de ces suppressions : "La reprise de la production aura lieu ou pas, à l'issue de notre assemblée", a précisé un représentant de la CFDT.
Ces événements seront donc à suivre de près, alors que la communauté des employés se mobilise face à ces annonces alarmantes. À travers ces réorganisations, Roquette espère non seulement s'adapter aux défis actuels du marché, mais aussi garantir sa pérennité à long terme.







