De récents rapports indiquent que plusieurs pétroliers iraniens ont réussi à traverser le détroit d'Ormuz, zone auparavant sous blocus américain, à l'approche de la signature d'un accord entre Téhéran et Washington. Selon le site spécialisé TankerTrackers, ces navires transportent près de 4,8 millions de barils de pétrole brut, marquant ainsi la première exportation d'Iran depuis deux mois.
Durant les trois derniers mois, la guerre entre les États-Unis et l'Iran a causé des milliers de pertes humaines, particulièrement en Iran et au Liban. Les pourparlers ont connu de nombreux rebondissements, mais les deux parties semblent enfin prêtes à formaliser un accord. Le vice-président américain JD Vance a décrit le document d'accord, d'une page et demie, comme très général.
L'impact immédiat de ces négociations est visible : le blocus des ports iraniens, instauré en avril dernier, a été levé. Par ailleurs, la télévision d'État iranienne a confirmé que le trafic des pétroliers se normalisait. Cette situation est cruciale dans le contexte des prix du pétrole, le baril de Brent étant tombé en dessous de 80 dollars pour la première fois depuis mars.
D'après des sources du Wall Street Journal, Washington envisagerait de donner son feu vert à la vente de pétrole par l'Iran, en levant certaines sanctions bancaires et de transports. Cependant, des désaccords demeurent sur la gestion du détroit d'Ormuz, l'Iran souhaitant imposer des frais tandis que les États-Unis insistent pour un passage gratuit.
Ali Vaez, de l'International Crisis Group, met en garde : bien que cet accord offre un souffle nouveau à la diplomatie, il ne résout pas les différends fondamentaux entre les deux nations, en particulier concernant le programme nucléaire iranien. Il décrypte la situation comme « un répit temporaire » mais souligne qu'elle ne devrait pas atténuer la méfiance ambiante.
La signature de l'accord se tiendra vendredi dans un hôtel de luxe près du lac de Lucerne, en présence des négociateurs des deux pays. Une première séance de discussions pour conclure un accord définitif est également prévue dans les jours suivants. Les thèmes abordés incluront le nucléaire iranien et la levée des sanctions, malgré un climat de suspicion persistante, alimenté par des frappes israélo-américaines passées.
En parallèle, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que les forces israéliennes resteraient en poste au Liban, en Syrie et à Gaza « aussi longtemps que nécessaire », soulignant les tensions persistantes de la région. En réaction, l'armée iranienne a menacé de représailles si les frappes israéliennes continuent.







