Le phénomène du spoofing, ou usurpation de numéro, est devenu un fléau dans le domaine des arnaques téléphoniques. Conscient de cette menace, Google a lancé une mise à jour de son application Téléphone. Cette fonctionnalité, connue sous le nom de "Phone by Google", permet d'identifier les appels suspects, même ceux prétendument émis par des contacts de confiance.
Selon un récent rapport d'Interpol, ces arnaques ont causé des pertes dépassant les 400 milliards de dollars. De plus, le FBI a révélé que les fraudes utilisant l'intelligence artificielle ont coûté environ 893 millions de dollars aux Américains.
Grâce à Android, Google met en place une sorte de "poignée de mains numérique" entre les smartphones utilisant "Phone by Google", créant ainsi un lien de sécurité. Ce mécanisme permet de vérifier la légitimité d'un appel en temps réel.
Une alerte en cas d'appel douteux
Voici comment cela fonctionne : imaginez que votre mère vous appelle. "Phone by Google" envoie un signal entre son téléphone et le vôtre pour s'assurer que c'est bien elle. Si ce n'est pas le cas, une alerte s'affiche pour vous inciter à raccrocher.
Google explique que cette méthode est cruciale, surtout à l'ère de l'IA générative, capable de reproduire les voix de manière indiscernable. La nécessité de cette application devient donc pressante.
Les opérateurs face à la vérification des numéros
Cette initiative est innovante, mais en Europe, elle complète la vérification du numéro qui est théoriquement une obligation pour les opérateurs. En France, l'Arcep a récemment lancé une enquête pour s'assurer que les opérateurs prennent la problématique au sérieux.
Pour l'instant, cette fonctionnalité est uniquement disponible sur les appareils Pixel avec Android 12 et plus. D'autres marques pourraient également bénéficier de cette mise à jour dans un avenir proche.
Google espère également intégrer ces fonctionnalités dans d'autres applications, reposant sur le standard ouvert RCS, favorisant ainsi le chiffrement et l'amélioration des services de messagerie.







