En réponse aux défis croissants dans le détroit d'Ormuz, l'Iran a récemment établi une nouvelle agence gouvernementale, la PGSA (Autorité du détroit du Golfe persique). Cette institution est chargée non seulement d’assurer les autorisations de passage pour les navires, mais également de percevoir des droits de passage pour la navigation, tel que rapporté par Lloyd's List.
Ormuz, route stratégique où transite environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux, connaît une intensité de conflits exacerbée par des événements récents, notamment l'attaque israélo-américaine sur l'Iran. Ce point de passage incontournable a toujours été un terrain fertile pour les tensions géopolitiques.
La situation reste tendue dans ce détroit
Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, la tension persiste. L'Iran exerce un contrôle strict sur le détroit, tandis que les États-Unis mettent en place un blocus sur les ports iraniens. Dans les jours derniers, diverses incidents ont eu lieu dans cette région, alors que Washington aspire à un accord avec Téhéran pour un retour à un trafic maritime normal.
"L'Iran a formé une nouvelle Autorité du détroit du Golfe persique, responsable de l'approbation des transits et de la collecte des droits de passage dans le détroit d'Ormuz", rapporte Lloyd's List.
Selon cette même source, les navires naviguant dans ces eaux doivent fournir des informations détaillées concernant leur propriétaire, leur assurance, l'équipage ainsi que l'itinéraire prévu. En tant que seule entité autorisée à accorder des permis, la PGSA a changé la dynamique des échanges maritimes dans la région.
Mardi, Press TV a déclaré que l'Iran a mis en œuvre un système pour renforcer sa souveraineté sur le détroit. Les navires en transit reçoivent désormais des directives par courriel. Le 23 avril, un responsable du Parlement iraniens a même annoncé que l'État avait déjà perçu ses premiers revenus issus des nouveaux droits de passage.







