La France connaît un revers significatif dans le secteur des ventes de vélos neufs, avec une chute observée pour la troisième année consécutive. En 2025, le marché a enregistré un chiffre d'affaires de 1,86 milliard d'euros, marquant une baisse de 8,4 % par rapport à l'année précédente. C'est la quatrième année consécutive que le volume des ventes décline, avec 1,84 million de vélos vendus, soit près d'un million de moins qu'en 2021, d'après les données de l'Union des entreprises sport et cycle (UESC) publiées le 24 avril, et rapportées par Le Monde.
Les vélos à assistance électrique (VAE), jusqu'alors moteurs de la croissance du secteur, semblent perdre de leur attrait. En 2025, seulement 507 000 unités ont été écoulées, comparativement à 738 000 en 2022. La part de marché des VAE a également chuté à 54 %. Les prix moyens, pourtant restés stables avec 1 999 euros pour un VAE et 1 014 euros pour un vélo classique, n'aident pas à relancer la consommation. De plus, les revendeurs affichent des stocks pléthoriques, illustrant la tension existante sur le marché.
Une crise alimentée par la bulle Covid
Ce marasme économique est largement attribué à la „bulle Covid“. Après les confinements de 2020, la demande avait explosé avec l'essor des déplacements à vélo, facilité par la création de nouvelles pistes cyclables. Aujourd'hui, pourtant, cette frénésie d'achat s'est éteinte. En effet, la consommation stagne et la confiance des ménages s'effondre. Les autres moyens de mobilité individuelle, incluant les trottinettes et les scooters, connaissent également une baisse.
Les retombées de cette crise se traduisent déjà par des difficultés économiques, avec un nombre record de fermetures de magasins de vente et de réparation enregistré au 31 décembre 2025 par l'UESC. André Ghestem, directeur de la commission cycle à l'UESC, souligne les effets néfastes de la suppression des aides à l'achat de vélos après 2025 : « L’État continue de subventionner massivement les voitures électriques, à un coût beaucoup plus élevé que l’ancienne prime de 400 euros pour les vélos », regrette-t-il. Les gouvernements pourraient être amenés à réévaluer leurs priorités pour soutenir ce secteur en plein déclin.







