La CGT de la Somme a prévu un rassemblement devant la préfecture d'Amiens le 28 avril à 17h30 pour exiger un blocage des prix des carburants. Ce dimanche 12 avril, les militants ont initié une campagne de sensibilisation au marché du Pigeonnier, appelant les Amiénois à rejoindre le mouvement.
"Le blocage des prix des carburants et l'augmentation des salaires !" C'est le message véhiculé par Alain Vaneste, secrétaire de l'Union locale CGT de la zone industrielle d'Amiens. Il souligne l'inadéquation entre le prix des barils et celui à la pompe : "En 2022, le baril coûtait 110 dollars et le litre se vendait à environ 1,80 euros. Aujourd'hui, avec le même prix du baril, le litre dépasse 2,40 euros. Cela traduit un problème sérieux."
En 2022, le gouvernement avait mis en place des aides temporaires, allant jusqu'à 30 centimes par litre, mais désormais, aucun dispositif similaire ne semble être à l'ordre du jour. Cela irrite particulièrement la CGT, qui affirme : "Les salariés et les contribuables doivent supporter cette hausse. Nous plaidons pour une contribution des employeurs, car ce sont eux qui subissent ces coûts pour se rendre au travail. Ce n'est pas juste."
À l'heure actuelle, le gouvernement a alloué 70 millions d'euros d'aides, mais ciblées uniquement sur certains secteurs comme les pêcheurs et les agriculteurs. En comparaison, le coût du bouclier tarifaire a été évalué à 110 milliards d'euros selon des études du Cepremap.
Une détermination à se mobiliser
Hugo Lemaire, militant CGT de longue date, a aussi exprimé son inquiétude face à l'inaction récente : "Les gilets jaunes se sont mobilisés pour moins que cela. Aujourd'hui, les conditions ont changé et bien que des tentatives aient été faites, elles sont souvent contrecarrées par la police, ce qui dissuade de se rassembler. Cependant, maintenant, nous payons deux euros vingt le litre, il est temps d'agir !"
Alain Vaneste partage ce sentiment et note : "Les gens, bien que blasés, se posent des questions et s'étonnent qu'aucune manifestation ne soit encore organisée. Nous avons reçu un accueil positif et beaucoup promettent d'être présents devant la préfecture d'Amiens le 28 avril."
Cette mobilisation montre une volonté de riposte face à la hausse persistante des prix, un sujet de préoccupation qui reste au cœur de l'actualité économique française.







