En février, la France a enregistré un déficit commercial s'élevant à 5,8 milliards d'euros, en augmentation de 3,8 milliards par rapport au mois précédent. Ce creusement est attribué à une nette augmentation des importations, surtout en matière d'hydrocarbures, alors que les exportations ont marqué un léger déclin, selon les dernières données des douanes.
Les importations ont atteint 57,8 milliards d'euros, avec une hausse de 2,6 milliards due principalement aux hydrocarbures en provenance des États-Unis, ainsi qu'aux matériels de transport et produits pharmaceutiques en provenance de Chine. Ces tendances, observées récemment, ont été renforcées par une révision des méthodes de calcul des douanes. D'après BFM TV, ces ajustements mettent en lumière les défis auxquels le commerce extérieur français est confronté.
Du côté des exportations, une diminution de 1,2 milliard d'euros a été constatée, portant leur montant à 52 milliards d'euros. Les douanes précisent que "la balance commerciale se détériore pour la majorité des produits", y compris les produits énergétiques (-1,1 milliard d'euros) et les matériels de transport (-800 millions d'euros). Le déficit du secteur agricole est quant à lui évalué à 100 millions d'euros.
Dégradation "très marquée" avec l'Asie
Regionalement, la situation est particulièrement préoccupante avec l'Asie, où le déficit a été évalué à -1,1 milliard d'euros, principalement en raison des échanges avec la Chine, la Corée du Sud et Taïwan. Il en va de même pour l'Union européenne, où le déficit s'est creusé de 1,1 milliard d'euros, en grande partie à cause des échanges avec l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne.
En janvier, la France avait connu une légère amélioration de son déficit, réduisant celui-ci à 2 milliards d'euros, mais les chiffres de février révèlent une tendance inquiétante. La Banque de France rapporte également que le solde des transactions courantes est tombé dans le rouge en février, à -1,8 milliard d'euros, après un excédent de 2,3 milliards en janvier.
Alors que le déficit des échanges de biens s'est élargi à 5,1 milliards d'euros, une chute alarmante par rapport aux 2,1 milliards de janvier, cela reflète une tendance globale concernant à la fois les échanges hors énergie et la facture énergétique, selon les analystes de la banque centrale. De plus, le surplus des échanges de services a diminué, s'élevant désormais à 3,7 milliards d'euros contre 4,8 milliards un mois auparavant.







