Après un conflit de 39 jours, un cessez-le-feu de deux semaines a été établi entre les États-Unis et l'Iran, facilitant la réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole mondial. Cette accalmie a immédiatement provoqué une chute de près de 15% des prix du baril de WTI et de Brent, qui sont désormais sous la barre symbolique des 100 dollars.
Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), a annoncé sur France Info que les automobilistes peuvent s'attendre à une baisse des prix à la pompe de 5 à 10 centimes par litre dans les jours à venir, à condition que les prix du baril se maintiennent autour de 93-95 dollars.
Concernant cette baisse imminente, Dominique Schelcher, directeur de Coopérative U, a partagé une vision similaire, affirmant qu’il espérait des ajustements dans les "prochaines 48 heures". Cependant, il a insisté sur la nécessité de rester "prudent", rappelant que tout dépend de la stabilité du marché.
Les prix des carburants avaient déjà connu une hausse significative, avec une augmentation de 30 centimes pour l'essence SP95-E10 et de 60 centimes pour le gazole. Actuellement, l'essence vaut environ 2,018 euros le litre, tandis que le gazole est estimé à 2,337 euros, selon l'AFP.
Dans le contexte économique actuel, les distributeurs sont appelés à considérer une réduction de leurs marges afin de soutenir le pouvoir d'achat des Français. "Nous ne faisons que répercuter les prix du marché," a déclaré Schelcher, tout en incitant les acteurs de l'industrie pétrolière à agir de manière responsable.







