Bien que la fiscalité de l'assurance-vie soit moins avantageuse pour les versements effectués après 70 ans, elle offre tout de même des opportunités intéressantes. Il est vrai qu'il est préférable d'alimenter son contrat avant cet âge afin de bénéficier d'une exonération de droits de succession allant jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire. En revanche, pour les versements réalisés après 70 ans, cette exonération est limitée à 30 500 € pour l'ensemble des bénéficiaires.
Un des grands atouts de l'assurance-vie, même après 70 ans, réside dans le traitement fiscal des intérêts générés par ces contrats. En effet, seuls les versements sont soumis à l'imposition après l'abattement de 30 500 €, laissant les intérêts non taxés en cas de décès, à condition que le capital décès dépasse le montant des versements.
Une stratégie efficace : souscrire plusieurs contrats
Pour maximiser les avantages fiscaux, il peut être judicieux d'ouvrir deux contrats d'assurance-vie. Le premier serait destiné aux retraits éventuels, tandis que le second serait orienté vers des placements plus dynamiques, générant ainsi davantage d'intérêts. Cette répartition permettrait de protéger le capital de la transmission. Par exemple, si l'on considère un contrat A de 160 000 € et un contrat B de 100 000 €, totalisant 260 000 €, voici comment cela fonctionnera :
- Au décès : contrat A atteint 200 000 € et contrat B, 120 000 €, soit un capital décès total de 320 000 €.
- Les bénéficiaires seront imposés sur 229 500 € (320 000 € - 30 500 €), leur permettant ainsi d'économiser sur les droits de succession.
Exemple illustratif chez les bénéficiaires
Considérons le cas où 60 000 € sont retirés du contrat B. Les chiffres se présentent alors ainsi :
- Contrat A : 200 000 € (les intérêts sont exonérés).
- Contrat B : 60 000 € (capital décès inférieur aux versements).
Les bénéficiaires seront alors imposés sur 220 000 € (160 000 € du contrat A + 60 000 € restants du contrat B), offrant une réelle économie sur les droits de succession.
En résumé, avec une bonne stratégie et une gestion avisée des contrats, il est possible de réduire considérablement les droits de succession et de maximiser la transmission de son patrimoine. Une approche réfléchie de l'assurance-vie après 70 ans peut donc s'avérer très bénéfique.







