Un homme, M. S, s'apprête à vendre son automobile à un acheteur particulier, mais une arnaque se profile. Pour sécuriser la transaction, il demande à sa banque de vérifier l'authenticité d'un chèque de banque que lui a fourni le futur acquéreur. L'agence, bien que réactive, lui répond qu'elle ne peut pas contacter la banque de l'acheteur et lui demande de patienter quelques jours.
Pressé, M. S décide de ne pas attendre davantage. Il procède à la vente de son véhicule et encaisse le chèque, malheureusement faux. Face à cette situation, il cherche à tenir sa banque responsable pour manquement à son obligation de vigilance. Selon lui, cette dernière aurait dû être plus proactive dans la vérification des documents.
La Cour de cassation, dans son verdict du 5 mars 2025, a tranché la question. Les juges ont souligné que la banque est uniquement tenue de vérifier les anomalies évidentes sur un chèque original au moment de son encaissement, et non sur une copie. Ainsi, la vigilance de l'établissement bancaire n'est pas engagée dans ce cas précis.
Cette décision soulève des interrogations quant à la protection des consommateurs face aux fraudes. Bien que la banque ait des responsabilités, il apparaît essentiel pour les utilisateurs de rester vigilants en matière de sécurité lors de transactions financières.







