Suite à la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, l'ambiance est morose pour de nombreux commerçants parisiens. Alexandre Bernard, représentant de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) Paris Île-de-France, a exprimé son indignation lors d'un entretien sur ICI Paris Île-de-France ce dimanche matin. Il déplore les dégâts occasionnés dans la ville post-fêtes, soulignant : "On aurait aimé faire la fête ce matin, mais on est abattu, on est en colère". Les incidents survenus incluent des commerces pillés, comme une boulangerie près de Porte de Saint-Cloud et un restaurant vandalisé.
Dégâts significatifs et insécurité croissante
Bernard évoque un climat d'insécurité à proximité de la fan zone du Parc des Princes, où il a constaté de nombreux débordements, y compris des véhicules endommagés, décrivant la scène comme "d'insécurité totale". "Les dégâts sont importants, et nous n’avons même pas terminé de les évaluer", a-t-il ajouté, montrant un tableau préoccupant.
Appel à l'annulation des festivités du PSG
Face à ces événements, Bernard a appelé à l'annulation des célébrations prévues pour le dimanche. "Organiser une parade qui pourrait rassembler 100 000 personnes sur les Champs-de-Mars est irresponsable", a-t-il dénoncé. Il a souligné que ces mesures pourraient servir de sanction pour les supporters en lien avec les actes de violence observés à Châtelet-les-Halles et Montparnasse, où des individus vêtus de maillots du PSG étaient présents.
Bernard a également exhorté le ministère de l'Intérieur à reconnaître la responsabilité du club. Il a critiqué le PSG pour sa réaction tardive, n'envoyant un message appelant au calme qu'à 22h40. "Nous aurions préféré avoir ce tweet beaucoup plus tôt dans la journée", a-t-il insisté.
Il s'interroge enfin sur la contribution financière du club pour compenser les dommages. "Le PSG génère des revenus colossaux, environ 150 millions d'euros. Je me demande combien ils vont débourser pour réparer les dégâts", a-t-il conclu, renforçant la nécessité d'une responsabilité accrue de la part des clubs sportifs.







