Après des années de préparation, l'indicateur "Origine-info" devrait commencer à être testé par une quarantaine de marques dès l'été 2024, selon BFM Business. Initié par Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Entreprises, cet outil vise à fournir des informations sur l'origine des principaux ingrédients des produits alimentaires transformés. Le cadre de ce dispositif est encore en phase d'élaboration au ministère de l'Économie.
Un souhait des consommateurs
Ce nouvel indicateur a pour but de permettre aux consommateurs de rapidement connaître la provenance des ingrédients majeurs des produits qu'ils achètent. Comme l'a souligné Olivia Grégoire, cela permettra de faire la distinction entre les bonbons au marketing astucieux et les véritables produits français. Conformément à une étude de 2023 par Appinio, plus de 80 % des Français jugent essentiel d'être informés sur l'origine de leurs aliments. Le Conseil National de la Consommation (CNC) avait également pressé le gouvernement en 2021 de renforcer les indications sur l'origine des produits alimentaires.
Pas d'échelle de couleur
Actuellement en cours de création, "Origine-info" sera d'abord mis en expérimentation et son utilisation demeurera, pour le moment, optionnelle. Les détails du cahier des charges ainsi que le logo de l'indicateur seront dévoilés en mai 2024. Contrairement au Nutri-score, aucun système de couleurs ne sera utilisé. "Un poulet français n'est pas forcément meilleur", a indiqué la ministre. L'origine des deux ou trois ingrédients principaux sera affichée, et un QR Code pourrait être disponible pour accéder à des informations additionnelles sur l'origine des ingrédients.
Olivia Grégoire a mentionné que "quarante marques industrielles" telles que Fleury Michon, Bonduelle, D'Aucy, Yoplait, et diverses marques de distributeurs (MDD), sont prêtes à participer à cette expérimentation. Des enseignes comme Intermarché et Leclerc soutiennent également ce projet. Les marques auront la flexibilité d'apposer l'indicateur sur les produits, l'emballage, les prospectus ou en ligne. À terme, l'exécutif souhaite étendre "Origine-info" à toute l'Europe.







