Bien que fréquemment désignée sous le terme "algue bleue", la spiruline est en réalité une cyanobactérie du genre Arthrospira. Ces microalgues, qui se distinguent par leur forme spiralée et leur couleur bleu-vert, offrent d'innombrables bienfaits nutritionnels.
Origines et culture de la spiruline
Parmi les près de 2000 espèces de cyanobactéries, seules 36 appartiennent au genre Arthrospira et sont comestibles. Son nom provient de sa forme spirale, ce qui lui avait valu initialement le nom de Spirulina platensis, renommé depuis Arthrospira platensis pour sa commercialisation.
Si les Aztèques la consommaient déjà au XVIème siècle sous le nom de "Tecuitlatl", son utilisation remonte à plus loin. En effet, au IXème siècle, les populations du Tchad l'employaient comme aliment précieux en cas de disette. Les conditions climatiques chaudes et riches en minéraux du sous-continent ont favorisé son développement.
À l'heure actuelle, des fermes dédiées à la culture de la spiruline existent dans le monde entier, en particulier en Chine, qui représente 50 % de la production mondiale. La France, quant à elle, se spécialise dans une production artisanale, principalement dans le Sud-Est.
La spiruline : un trésor nutritionnel
La spiruline est souvent qualifiée de superaliment en raison de sa densité nutritionnelle. Elle constitue une source exceptionnelle de protéines, pouvant contenir entre 55 % et 70 % de protéines de haute qualité. Les vitamines et minéraux qu'elle renferme sont variés, notamment le bêta-carotène, la phycocyanine et de nombreux oligo-éléments.
Ses bénéfices éventuels incluent une meilleure immunité, la possibilité de contribuer à la perte de poids, ainsi qu'une aide contre l'anémie et le vieillissement. Toutefois, il est essentiel de rester prudent face à ces promesses parfois exagérées.
Prudence face aux revendications
Malgré ses nombreuses qualités nutritives, les études cliniques soutenant les effets supposés de la spiruline sur la santé humaine demeurent insuffisantes. L’Organisation des Nations Unies a encouragé sa culture dans le cadre de programmes anti-malnutrition, mais pour les populations occidentales, les preuves de ses bienfaits n'affichent pas de supériorité sur d'autres aliments sains.
Il est crucial de se méfier des sources de spiruline, car cette microalgue peut absorber des métaux lourds en cas de pollution. Les enfants, femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que les personnes atteintes de phénylcétonurie, devraient éviter ce complément. Ainsi, un recours éclairé à la spiruline est de mise pour optimiser son apport tout en évitant les risques.







