Les brévétoxines (BTX), ces biotoxines marines redoutables, se retrouvent dans certains coquillages, notamment les moules et les huîtres. En 2018, un incident en Corse avait révélé leur présence dans les moules, suscitant l'inquiétude des autorités sanitaires.
Des symptômes neurologiques à surveiller
Ces toxines, produites par certaines micro-algues telles que Karenia brevis, peuvent entraîner un Neurotoxic Shellfish Poisoning (NSP) chez les humains après ingestion. Les symptômes varient, allant de picotements et engourdissements à des issues beaucoup plus graves, touchant le système nerveux, le système digestif ou le cœur.
Situation actuelle et recommandations
À ce jour, aucun décès n’a été rapporté suite à la consommation de coquillages contaminés par les brévétoxines. Cependant, un phénomène de mortalité massive a été observé chez les poissons, oiseaux marins, tortues et mammifères marins, en particulier dans le Golfe du Mexique. Contrairement à d'autres pays comme la Floride ou l'Australie, où ces toxines sont réglementées, l'Europe considère toujours les brévétoxines comme des "toxines émergentes". L'Anses a toutefois introduit une nouvelle directive, proposant un seuil maximal de 180 µg/kg de chair dans les coquillages, au-delà duquel des symptômes de NSP peuvent apparaître.







