Mauvaise nouvelle pour les ménages français : le gouvernement s'apprête à annoncer une hausse du tarif de l'électricité de 10%, alors que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) préconise une légère baisse. Cela représenterait un surcoût de 130 euros par an pour les consommateurs, soit une augmentation de 39% en un an !
Des baisses encourageantes sur le marché de l'énergie
Malgré cette prospective d'augmentation, les prix de l'énergie ont connu une baisse sur les marchés. Actuellement, le mégawattheure (MWh) se chiffre à 83 euros, un chiffre bien loin des pics de 2022. Emmanuelle Wargon, présidente de la CRE, a souligné que l'augmentation de l'offre de gaz et d'énergies renouvelables contribue à cette amélioration : "Les prix sur les marchés se sont détendus", a-t-elle précisé sur France Info. La CRE doit réévaluer les tarifs au moins une fois par an, soit le 1er février, voire le 1er août en cas de fluctuations marquées.
Une hausse politique et non liée au marché
Emmanuelle Wargon a indiqué qu'elle préconiserait une baisse symbolique de 0,001% pour les particuliers, tandis que les entreprises bénéficieraient d'une réduction de 3,67%. Cependant, bien que la CRE ait ce pouvoir de recommandation, c'est finalement le gouvernement qui prend les décisions finales. Selon Bruno Le Maire, une nouvelle taxe sur l'électricité, nommée Taxe intérieure de consommation finale sur l'électricité (TIFCE), sera rétablie à 22,54 euros le MWh, contre 1 euro pendant la crise, entraînant une augmentation mécanique de 10% des tarifs pour les consommateurs.
Cette augmentation est donc avant tout une décision politique et non une conséquence des fluctuations du marché. Alors que les consommateurs ont déjà été confrontés à une hausse de 15% en février 2023 et de 10% en août dernier, l'ampleur de cette hausse est une priorité pour le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal.







