Journée mondiale de l'autisme : briser les stéréotypes pour une meilleure compréhension

À Amiens, des voix se lèvent pour combattre les clichés sur l'autisme.
Journée mondiale de l'autisme : briser les stéréotypes pour une meilleure compréhension
Le 2 avril est la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. © Radio France - Lisa Melia

"Je suis ravi d'avoir participé à ce café de partage d'expérience pour discuter de notre vécu", s'exclame Martin, 23 ans, qui a fait le déplacement depuis Montdidier en TER pour participer à la journée de sensibilisation sur le trouble du spectre de l'autisme (TSA) à Amiens. Des tentes blanches abritent des associations et des représentants d'institutions telles que la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) et le Conseil départemental de la Somme, tous réunis pour susciter la prise de conscience sur ce trouble du neurodéveloppement. Il est convaincu que ces échanges sont cruciaux pour briser les idées reçues qui entourent l'autisme.

"Il est estimé qu'1 % de la population est touché par le trouble du spectre de l'autisme", mentionne Alicia Ladent, cadre socio-éducatif au Centre Ressources Autisme Picardie. "Une naissance sur cent concerne un futur adulte avec un TSA. En tant que société, nous devons nous préparer à interagir avec ces individus et comprendre que leur mode de fonctionnement est singulier, et non pas une bizarrerie." Bien que les stéréotypes persistent, la sensibilisation et l'accès à l'information progressent.

Des outils pour communiquer

"Le parcours pour obtenir un diagnostic peut s'apparenter à un véritable chemin de croix", raconte Alexia, vice-présidente de l'association "Aid'Ensemble, Innover le Quotidien". Elle évoque ses propres défis, ayant découvert le TSA de son fils, Melo, à un très jeune âge. "Nous avons reçu un soutien inestimable grâce aux autres parents impliqués dans les associations, qui sont des ressources précieuses dès le départ.", explique-t-elle. Melo, âgé de 13 ans, est non-verbal et non scolarisé, un choix auquel elle apporte un regard critique : "Nous devons choisir nos priorités, mais cela soulève encore d'autres questions."

Les professionnels reconnaissent que des avancées ont lieu, même s'il reste beaucoup à faire. Sur l'un des stands, Amélie Thifinau, éducatrice au sein d’une association du réseau AFG Autisme, présente des jeux développant d'autres formes de communication. "Nous intégrons des pictogrammes aux échanges oraux, permettant aux jeunes de mieux comprendre et participer." Elle insiste sur la nécessité de favoriser l'autodétermination des jeunes, qui représentent un atout majeur dans leur développement. "Il est prouvé qu'avec des moyens de communication adaptés, 70 à 80 % des troubles du comportement diminuent."

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