Dans l'Oise, un vent de révolte s'élève alors que 81 fermetures de classes sont annoncées pour la prochaine rentrée scolaire. Les élus et les parents, notamment au sein du RPI (Regroupement pédagogique intercommunal) Francières-Hémévillers-Montmartin, se mobilisent rapidement pour faire entendre leur voix.
Étonnamment, parmi les 141 fermetures de classes discutées il y a une semaine, 81 écoles publiques sur les 816 de l’Oise sont toujours menacées. "C’est un record !", s'indigne Célie Rouaud, parent d'élève au RPI concerné. La colère est palpable alors que la décision finale doit intervenir le 10 avril, laissant peu de temps pour agir.
Les craintes sont confirmées par Benoît Michelan, cosecrétaire départemental du FSU-Snuipp : "L'urgence est de mise, nous devons réagir rapidement pour préserver ces classes." L'an dernier, 45 fermetures avaient déjà été prononcées, mais cette année le chiffre est bien plus alarmant.
Pression sur les élus locaux
À travers le département, la mobilisation s'intensifie. Plusieurs réunions collectives se tiennent pour échanger idées et stratégies. Les parents redoutent un impact négatif sur la qualité de l'éducation si ces fermetures se concrétisent, d'autant plus que, selon Émilie Dorle, première adjointe d'Hémévillers, ils n'ont que quinze jours pour convaincre dans un contexte politique délicat, marquée par de récentes élections municipales.
Les classes en triple niveau risquent de devenir une réalité, ce qui soulève des inquiétudes parmi les parents. "Nos écoles fonctionnent déjà avec des niveaux mixtes, et nous ne souhaitons pas aggraver la situation", déclare Célie Rouaud. Avec des classes déjà surchargées, ces changements pourraient compromettre l'éducation de leurs enfants.
Une situation préoccupante pour les écoles rurales
Pour des établissements comme le RPI de Troissereux - Fouquenies, la situation est tout aussi préoccupante. Camille Preiss, présidente de l'association des parents d'élèves, souligne les incohérences de la décision de fermeture alors que de nouveaux logements et infrastructures sont en construction dans la région. "Nous allons accueillir de nouveaux élèves, pourquoi fermer une classe alors que la population scolaire est amenée à augmenter ?" déclare-t-elle avec frustration.
Un ultimatum : le 10 avril
Les arguments fusent des deux côtés. Benoît Michelan met en avant l’obligation de réduire le nombre de postes, mais les parents ne comptent pas se laisser faire. "Il faut se battre pour sauver autant de classes que possible!", insiste-t-il. Les syndicats organisent des manifestations et des grèves pour témoigner de leur détermination. Le 10 avril marquera une date cruciale, où le conseil départemental de l’éducation nationale rendra sa décision finale, impactant l'avenir de nombreux enfants dans l'Oise.
L'académie d'Amiens n'a pas répondu aux sollicitations concernant cette situation préoccupante, mais la pression monte et les initiatives de solidarité continuent d'affluer dans le département. Le mouvement est loin d'être terminé, et la lutte pour l'éducation des enfants se poursuit.







