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Dans le Pas-de-Calais, une fille de résidente a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis pour avoir multiplié les exigences envers le personnel soignant de sa mère, placée en Ehpad.
La fille d’une résidente d’Ehpad a désespérément tenté d’améliorer les conditions de vie de sa mère, mais ses actions ont pris une tournure alarmante. Après une plainte déposée par la direction de l’établissement, la prévenue a été jugée au tribunal de Boulogne (Pas-de-Calais) en mars 2026.
Cette affaire débute en 2025, lorsque la mère de la prévenue est admise dans un Ehpad à Guînes, marquant là son cinquième établissement d’accueil, selon La Voix du Nord. Si les premiers jours se déroulent sans incident, la fille commence à émettre un flot de demandes précises et répétitives au personnel soignant et administratif.
Les requêtes, d’abord simples, telles que des horaires fixes pour les repas et la toilette, deviennent de plus en plus contraignantes, incluant des demandes d’organisation de massages et de vérification de la prise de médicaments. Les échanges se multiplient à travers e-mails, appels téléphoniques ou visites, rendant la situation intenable pour le personnel.
Des groupes de parole pour soutenir le personnel
Les aides-soignantes et infirmières témoignent des pressions subies, certaines affirmant se rendre au travail "la boule au ventre". Face au stress engendré, la direction met en place des groupes de parole pour soutenir son personnel épuisé.
En juillet 2025, face à la situation devenu insupportable, la direction du pôle médico-social de l’Hôpital de Calais dépose finalement plainte. L’accès à l’établissement est alors interdit à la fille de la résidente, qui conserve toutefois le droit de rendre visite à sa mère à l’extérieur.
Devant le tribunal, la prévenue défend ses actions comme étant motivées par la "dignité de sa mère", justifiant ses nombreux messages par une crainte de "demandes non entendues". Elle est immédiatement confrontée aux soignants qui soutiennent que certaines doléances étaient irréalistes compte tenu du nombre de résidents, tout en affirmant que sa mère recevait des soins de qualité.
18 mois de prison avec sursis
La substitut du procureur évoque un harcèlement inacceptable, demandant une peine de 12 mois de prison avec sursis. Finalement, le tribunal décide de condamner la fille à 18 mois d’emprisonnement avec sursis et probations de deux ans. En plus, elle doit suivre un suivi psychologique et psychiatrique, tout en se voyant interdire l’accès à l’Ehpad et le contact avec le personnel.







