Dans une déclaration récente, le syndicat Force Ouvrière (FO) s'est indigné de la somme exorbitante réclamée par la CGT pour la rupture du bail de la résidence de Fontenay-lès-Briis, en Essonne. Effectivement, depuis 2005, ce château est utilisé pour les événements du comité d'entreprise de la RATP et, après avoir hébergé divers événements tels que des mariages et des colonies de vacances, il devient maintenant le théâtre d'une lutte acharnée entre syndicats.
Inutilisé depuis 2019, ce château du 17ème siècle, propriété de la CGT, pourrait peser lourdement sur les finances du comité d'entreprise, qui gère des œuvres sociales et culturelles destinées aux employés de la RATP. Selon les déclarations de Laurent Djebali, secrétaire général de FO-RATP, "On nous demande quatre millions d'euros. C'est la totalité du budget pour les colonies de vacances pour les enfants de nos agents." Cette somme élevée soulève des inquiétudes concernant l'avenir des activités sociales.
Une somme contestée
La situation est encore plus complexe lorsqu'on considère les termes du contrat signé en 2005, qui engage le comité d'entreprise jusqu'en 2030. Djebali souligne que "ce qui choque, c'est la durée de l'engagement", et il continue en exprimant des craintes concernant les indemnités d'un montant potentiel de 10 millions d'euros si le bail n'est pas rompu. Il évalue également la valeur actuelle du château à 2,5 millions d'euros.
En réponse, la CGT défend avec vigueur le contrat en affirmant que "le château a une valeur comprise entre 6 et 8 millions d'euros et qu'il est normal de prévoir une remise en état après 20 ans d'utilisation." Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT-RATP, a convenu que les 4 millions d'euros représentent une "base de discussion" plutôt qu'un chiffre immuable.
Appel à la réouverture
Le syndicat CGT, confronté à une échéance électorale, met également en avant le potentiel du château. Hammache défend la nécessité de le réouvrir, affirmant qu'il pourrait offrir des services de restauration et d'hôtellerie, estimant qu'une activité accrue pourrait amortir les coûts d'entretien qui s'élèvent à 300 000 euros par an. "Si on utilisait le château, ça ne serait pas perdu," ajoute-t-il.
Cependant, Djebali reste sceptique, déclarant que "les budgets sont contraints à l'heure où l'entreprise fait face à l'ouverture à la concurrence." Ce dilemme souligne ainsi les enjeux financiers et sociaux au sein de la RATP, un tremplin pour un débat plus large sur l'avenir des services aux employés dans ce secteur en mutation rapide.







