À la veille des élections municipales, 85 rassemblements se tiennent à travers le pays pour protester contre le racisme, le fascisme, les violences policières et la guerre au Moyen-Orient.
« Si l'on ne se manifeste pas, les extrémistes se sentiront de plus en plus à l'aise », déclare Matthieu, un maçon de 24 ans, présent dans le grand cortège à Lyon. Cinq semaines après la marche en mémoire de Quentin Deranque, militant d’extrême droite décédé suite à une agression, il souligne l'importance de l'engagement collectif.
« C'est inacceptable qu'un hommage soit rendu à un extrémiste, et les humiliations quotidiennes se poursuivent », ajoute-t-il, en réaction à la minute de silence observée à l'Assemblée nationale.
Un combat de tous les jours
Des milliers de personnes se sont ainsi mobilisées à travers plusieurs grandes villes de France. Émilie, institutrice de 42 ans, rappelle que « la lutte contre le racisme est un engagement quotidien », se référant à l'importance cruciale de ces manifestations.
À Marseille, une mobilisation a attiré 2 450 participants, selon les chiffres officiels. Sarah Talmite, 28 ans, se dit en colère : « Le fascisme représente une menace pour les minorités, et son discours devient de plus en plus courant », dit-elle, en tenant des drapeaux libanais et palestiniens.
Le premier tour des municipales demain
« Nous sommes ici pour combattre le fascisme, en France comme à l'international », souligne Henry Marianne, 67 ans, en appelant à voter lors des municipales qui se dérouleront ce dimanche.
À Paris, des manifestations ont également rassemblé des participants de tous âges, prenant d'assaut la place de la Nation puis se dirigeant vers la République. Ce mouvement, intitulé « Marche des solidarités », a vu des groupes et collectifs se rassembler pour lutter contre les violences policières.
Sasha, 17 ans et déçue de ne pas pouvoir voter, confie : « J'ai fait le déplacement pour lutter contre l’extrême droite et protester contre les injustices actuelles. »
Martine Hennequin, 68 ans, abonde dans ce sens : « La situation devient alarmante, chaque conflit militaire exacerbe nos craintes. » Ce rassemblement a permis de réunir des associations diverses, allant de Greenpeace à Attac, toutes unies contre la répression.
Enfin, selon l'AFP, des manifestations ont également eu lieu à Toulouse, Bordeaux et Lille, rassemblant plusieurs milliers de personnes pour faire entendre leurs voix contre le racisme et le fascisme.







