Alors que la dépression Pedro touche la France, les conséquences de la tempête Nils se font lourdement sentir, principalement dans le sud du pays. Selon la Caisse centrale de réassurance, environ 250 000 sinistres ont été rapportés, entraînant des coûts estimés à près de un milliard d'euros pour les compagnies d'assurance. Face à cette situation, les assurances s'organisent pour hâter les processus d'indemnisation.
Aux abords de la Garonne, les dégâts sont particulièrement importants. À Marmande, dans le Lot-et-Garonne, les pertes dans un salon de coiffure complètement inondé culminent à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Cédric Pereira, le propriétaire, souligne : "Les démarches administratives avec les assurances, c'est assez compliqué".
Avec un total de 250 000 sinistrés enregistrés, les dégâts s’annoncent conséquents, atteignant près de un milliard d'euros après la tempête Nils, avec des inondations qui continuent d'aggraver la situation, entraînant des coûts additionnels de 20 à 30 millions d'euros. Dans ce contexte caotique, France Assureur a annoncé une initiative conjointe pour une reconnaissance rapide des sinistres ainsi qu'une procédure pour fluidifier les indemnisations.
Une action qui pourrait être accélérée
Olivier Moustacakis, directeur général d'Assurland, précise : "La préfecture identifie directement les communes sinistrées, ce qui permet de gagner du temps. En moyenne, une reconnaissance d'état de catastrophe naturelle peut prendre entre un à trois mois. Ici, on envisage un traitement en quelques semaines, ou même quelques jours si l'État agit rapidement". Les déclarations de sinistres se multiplient, témoignant de l’ampleur des dégâts : 15 000 sinistres recensés par la Macif et 35 000 par Covéa en début de semaine. Ces assureurs ont d'ailleurs pris l'initiative d'allonger le délai de déclaration de 5 à 30 jours, afin de s'adapter davantage aux besoins des sinistrés.







