Une semaine après le décès tragique de Quentin Deranque, militant nationaliste, survenu à Lyon, la France Insoumise (LFI) est dans la tourmente. Parmi les onze personnes interpellées, on compte un ancien étudiant de Saint-Étienne, qui est également l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Les conséquences ne se sont pas fait attendre : plusieurs permanences d'élus à Lille, Metz, Castres, Bordeaux et Rouen ont été vandalisées, et le siège de LFI à Paris a été évacué à cause d'une alerte à la bombe, selon des informations de Le Monde.
Pour autant, à Saint-Étienne, les militants de LFI souhaitent rassurer. "A Saint-Étienne, tout se passe bien", affirme un membre du mouvement en plein tractage sur la place du Peuple. "Les réactions demeurent identiques à d'habitude", précise Fabien, qui ajoute que la ville ne partage pas le même terreau de l'extrême droite radicale que Lyon. "Le contexte local est très différent, lié à l'histoire politique et sociale de la région", souligne-t-il.
Une passante, qui hésitait entre voter pour LFI ou pour le rassemblement de la gauche lors des prochaines élections, a affirmé que ces événements n'influenceraient en rien son choix. "C'est très triste, mais cela ne changera pas ma façon de penser. Un mort, quelle que soit sa idéologie politique, c'est tragique", déclare Audrey, une résidente du centre-ville. C'est un sentiment partagé par de nombreux passants, et même une militante se dit galvanisée face à cette situation.
Dans cette atmosphère tendue, les militants continuent d'affirmer que la situation est stable et que le soutien populaire ne faiblit pas. La France Insoumise semble déterminée à rester unie et à répondre aux préoccupations de ses sympathisants, tout en gardant la tête haute face aux adversités.







