Introduits sur ce territoire dans les années 1980, les mouflons font maintenant l'objet d'un programme de régulation, suscitant d'innombrables controverses. Les réactions ne se sont pas fait attendre depuis la décision récente de procéder à des opérations de chasse coordonnée.
Des dommages dans les propriétés privées et les cultures
Lors de plusieurs réunions à la sous-préfecture d'Abbeville, une action administrative a été mise en œuvre, visant à transférer ces animaux de la réserve naturelle de la baie de Somme (3 421 ha) afin de favoriser une régulation de leur population. Selon la préfecture de la Somme, les mouflons, qui se comptent entre 500 et 1 000, sont accusés de causer des dégâts considérables aux cultures, notamment en s'attaquant aux pousses de blé, ce qui justifie une action en faveur de l'intérêt général.
« Cette action a permis le prélèvement d’une trentaine d’animaux. Bien qu'il soit difficile de quantifier exactement les effectifs ayant quitté la réserve, il est certain que leur nombre augmente de 25 à 30 % chaque année », indique un représentant de la préfecture.
« Une solution de facilité »
Les associations de défense des animaux, dont la Fondation Brigitte Bardot, n'ont pas tardé à réagir. Elles dénoncent un acte qu'elles qualifient de « massacre organisé ». « Au lieu de privilégier des méthodes durables et éthiques, cette action s'avère être une solution de facilité consistant à tuer massivement », s'insurge la fondation. Les avis sur les réseaux sociaux sont tout aussi critiques, avec des commentaires tels que « écœurant » et « honteux » qui reflètent une indignation générale.
Contactée pour clarifier la situation, la préfecture a précisé qu'aucune nouvelle opération n'était programmée pour le moment. Il semble que le besoin d’un dialogue constructif sur ce sujet délicat s’avère plus urgent que jamais.







