Depuis le 1er octobre, les routes du Tarn ont vu l'apparition de voitures radars privées, devenues un élément courant sur les routes de France. Ces véhicules banalisés, qui incluent une Seat Leon et une Ford Focus gris, qui ont déjà parcouru plus de 11 000 kilomètres, sont le résultat du dispositif national "Dexter". Selon les autorités, cette initiative vise à renforcer la sécurité routière, tandis que les automobilistes estiment qu'il s'agit d'une quête de rentabilité.

Les voitures radars sont intégrées dans le trafic sans signalisation spécifique, leur permettant de contrôler la vitesse à toute heure. Dotées d'une technologie infrarouge, elles ne peuvent détecter que la vitesse des véhicules qui les croisent. Bien que récentes, ces voitures ont déjà suscité des retours controversés sur leur efficacité, incitant les automobilistes à s'interroger sur leur utilité. Divers axes tels qu'Albi à Alban ou les routes de Mazamet sont particulièrement surveillés, et les premiers témoignages s'accumulent sans relâche.

Un débat autour de leur efficacité

Selon Pierre Chasseray, délégué général de l'association "40 millions d'Automobilistes", ces véhicules sont perçus comme de simples machines à amende. "Ils ne prennent pas en compte d'autres facteurs de dangerosité sur la route, comme l'alcool ou les distractions", déclare-t-il. De plus, il rappelle que cette traque de la vitesse ne diminue pas le nombre d'accidents mortels. En 2025, le Tarn a enregistré 26 décès et 349 blessés sur la route, ce qui soulève des questions sur la véritable nature de cette mesure.

Les autorités, quant à elles, avancent que ces voitures permettent de libérer les forces de l'ordre pour d'autres missions essentielles, mais beaucoup se demandent si cette approche est réellement efficace. La vitesse excessive est impliquée dans plus d'un accident mortel sur quatre, une statistique que la préfecture met en avant pour justifier la présence accrue de ces véhicules.

En définitive, si les voitures radars privées semblent s'installer durablement dans le paysage tarnais, la question demeure : s'agit-il d'une mesure préventive ou d'une politique répressive déguisée ? La réponse à cette question pourrait bien redéfinir le futur de la sécurité routière dans notre pays.