Ce mardi 20 janvier 2026, l'Université de Lille comparaît devant le tribunal correctionnel pour des accusations graves: "homicide involontaire" et "bizutage". Cette affaire tragique remonte à juillet 2021, lorsqu'un jeune étudiant en médecine, Simon Guermonprez, âgé de 19 ans, a trouvé la mort après une soirée d'intégration. Les circonstances de ce drame sont poignantes: l'étudiant, sous l'influence de l'alcool, a tenté de récupérer son téléphone tombé sur les voies d'une autoroute, avant d'être mortellement percuté par un camion sur l'A27 à Chéreng.
Ce procès est attendu de pied ferme par les proches de Simon, qui espèrent que la responsabilité de l'Université sera établie. Son père, Daniel Guermonprez, a exprimé son souhait de voir les organisateurs de ces soirées d'intégration confrontés à leurs obligations envers la sécurité des étudiants. "Nous voulons qu'une loi vise à rendre responsables les organisateurs des soirées d'intégration, et qu'ils soient tenus d'assurer des lieux appropriés pour ces événements," a-t-il déclaré à France Bleu.
La soirée d'intégration controversée, qui aurait eu lieu dans un petit appartement, a rassemblé près de 150 étudiants, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des participants. L'Université de Lille, quant à elle, a réaffirmé son engagement à lutter contre le bizutage et la consommation excessive d'alcool, sans pour autant fournir de contexte spécifique sur cette affaire.
Les experts en matière de sécurité universitaire soulignent la nécessité d'une vigilance accrue durant ces événements. "Il est essentiel que les établissements d'enseignement prennent des mesures préventives claires pour assurer la sécurité de leurs étudiants", a déclaré Dr. Julien Martin, spécialiste en éducation. "Les soirées doivent être supervisées et suivre des protocoles de sécurité stricts pour éviter des tragédies comme celle-ci."
Le procès de l'Université de Lille et des trois étudiants responsables de l'organisation de la soirée pourrait non seulement affecter la communauté universitaire locale, mais aussi faire naître un mouvement plus large pour des réformes dans la gestion des événements d'intégration en France.







